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Passionné de jeux vidéo rétro et de culture geek, le Yussois Yann Fattorini crée des bornes d’arcade et des consoles grâce à l’impression 3D. Une pratique qui attise la curiosité des jeunes joueurs et des nostalgiques.

À 24 ans, Yann n’a pas connu l’époque des premières consoles de salon comme la NES de Nintendo, pourtant il s’est passionné dès son plus jeune âge pour les jeux riches et exigeants qui étaient alors la norme. « Mes grands-parents avaient gardé les vieilles consoles achetées à l’époque, raconte-t-il. Les jeux d’aujourd’hui sont trop faciles ! J’aime persévérer, prendre mon temps et exploiter les jeux à fond ». Un état d’esprit qu’il a conservé en devenant un artisan du jeu vidéo : grâce à des imprimantes 3D, il réalise depuis deux ans des consoles aux looks totalement inédits, dans lesquelles il installe des logiciels permettant de rejouer aux hits d’antan. Avant cela, il s’était attelé à la création d’une borne d’arcade, un premier projet coûteux en temps et en argent sur lequel il s’est fait la main. « Je n’ai jamais aimé la facilité, j’ai appris de mes erreurs avec ce premier projet. J’ai commencé en regardant des vidéos sur Internet. En achetant un peu de matériel, on peut aujourd’hui faire du bricolage de précision. »

Membre de l’association LANA France, qui organise des événements dédiés au jeu vidéo, Yann a participé à plusieurs conventions et dernièrement à Moselle Incroyables Talents, où son stand a attisé la curiosité des visiteurs de tous âges. « J’ai pu voir que si les jeunes sont les premiers intéressés, c’était surtout les parents qui jouaient ! » À une époque où le jeu vidéo s’invite dans les événements institutionnels et bénéficie de davantage de reconnaissance, il souligne les possibilités d’échange et de partage qu’offrent de tels moments : « c’est mieux que de jouer seul chez soi ! »

Aujourd’hui, Yann recherche des soutiens et des subventions pour développer son projet, avec l’unique but de financer sa passion pour concrétiser de nouvelles idées : il utilise également l’impression 3D pour créer des figurines, comme un bras robotisé inspiré du film Terminator II. Son objectif : disposer de son propre atelier et acheter de nouvelles machines comme une fraiseuse pour des gravures et sculptures ; et il a récemment fait l’acquisition de son propre graveur laser. « J’ai toujours été passionné de technologie : c’est d’ailleurs la définition première du geek ».