DOSSIER INNOVATIONS : ÉCO’INN (7/7)

Les automobilistes qui apprécient manier le volant et jouer avec leur boites de vitesse ne sont pas forcément en danger. Mais force est de constater que les constructeurs, les équipementiers mais également les entreprises spécialisées dans le high-tech, mettent le paquet sur la voiture connectée.

mercedes-sans-chauffeur (© DR)Et l’ambition n’est pas de fournir du wifi à bord ou bien encore une assistance au stationnement, mais de développer des véhicules totalement autonomes, comprendre des bagnoles qui n’ont plus forcément besoin d’un chauffeur. C’est en tout cas, la grosse tendance observée au salon international de l’électronique de Las Vegas qui s’est tenu au mois de janvier. Valeo, par exemple, y a présenté une voiture truffée de technologies (radars, lasers et autres caméras) capable de se déplacer toute seule en tenant compte de son environnement et de ses perpétuelles évolutions. Daimler, de son côté, va même jusqu’à transformer son prototype (Mercedes F015) en véritable salon mobile au sein duquel les passager sont assis face à face. Le chauffeur pourra néanmoins reprendre le volant, tout en roulant, quand il le souhaite grâce à un siège pivotant. Également dans la course, Audi a dévoilé une A7 Sportback expérimentale qui se débouille également toute seule. Bref, sur le plan technologique, ces innovations tiennent la route. Reste à faire évoluer la réglementation et à conquérir les consommateurs car si comme l’affirme Dieter Zetsche, le patron de Mercedes, le comble du luxe, demain, sera « l’espace privé et le temps », pas certain que les automobilistes d’aujourd’hui soient disposés à lâcher le volant. Question de temps, peut-être. En attendant, que sa voiture se débrouille toute seule, d’autres innovations moins révolutionnaires peut-être, s’avèrent séduisantes. Hyundai, par exemple, planche sur une montre permettant de commander sa voiture à distance pour la démarrer ou faire en sorte qu’elle se manifeste dans un parking (trop grand). Le constructeur Ford va, quant à lui, équiper certains modèles d’une application qui permet de trouver plus rapidement une place de stationnement disponible.


SPORTIF & CONNECTÉ

digitsole (© DR)Plus besoin d’avoir un coach privé. Les nouveaux objets connectés aident tout un chacun à améliorer ses performances sportives ou à contrôler son état de santé. Les exemples ne manquent pas. Spécialisée dans la conception et la création de tissus connectés, la société française Cityzen Science a mis au point un t-shirt connecté à destination des sportifs (D-Shirt) ainsi qu’un cuissard à destination des cyclistes. Ces vêtements mesurent à l’aide d’un boitier toute une série de paramètres : le rythme cardiaque, les calories brûlées, la température, la respiration, la cadence de pédalage. Ils servent aussi de GPS. Ces équipements sont lavables sans problème en machine. Pour compléter la tenue des joueurs de tennis, le bracelet développé par la société Smash Wearables Pty Ltd, mesure et analyse tous les gestes et coups au cours d’une partie de tennis. Avec son smartphone, ces informations sont non seulement disponibles mais analysées et commentées. Mieux encore, l’application délivre des astuces et des conseils au joueur afin qu’il se corrige et s’améliore. Pour les adeptes de sorties hivernales, l’inventeur nancéien de la Glagla Shoes, Karim Oumnia a mis au point la Digitsole (notre photo). Cette semelle qui se glisse dans n’importe quel type de chaussures, permet de maintenir ses pieds au chaud grâce à un thermostat miniaturisé réglant la température. Cette invention fournit également d’autres informations comme la distance parcourue, les calories brûlées ou l’altitude. Ces différentes innovations ne sont pas accessibles à tous (comptez 350 euros pour le pack D-Shirt) mais elles vont assurément se démocratiser, à l’instar du marché de la téléphonie mobile, par exemple, les téléphones étant toujours plus performants et accessibles au grand public.


AMPOULES MULTIFONCTIONS

ampoules-connectées (© DR)Jusqu’à présent, les ampoules servaient essentiellement à diffuser de la lumière. Ces dernières années de gros investissements ont été réalisés afin de réduire considérablement leur consommation d’énergie dans un souci écologique. Maintenant, la dimension de ce petit objet a évolué de telle manière qu’il offre désormais diverses possibilités. Les ampoules aussi surfent sur la vague du « tout connecté ». Ainsi, les sociétés Samsung, Philipps, AwoX se sont lancées dans la commercialisation d’ampoules connectées. Elles continuent certes à éclairer, mais elles diffusent des huiles essentielles, émettent de la musique ou changent de couleur. Et tout cela géré en wifi depuis une tablette, un smartphone ou un ordinateur. Voilà de quoi être zen en prenant son bain. Au-delà du bien-être, elles s’intègrent à l’habitat pour assurer une plus grande sécurité. À cet effet et afin de répondre à la nouvelle norme rendant obligatoire la présence de détecteurs de fumée dans tous les logements à partir de 2015, la start-up francilienne Bell &Wyson a développé une ampoule, détecteur de fumée (notre photo). Véritable bijou technologique, cet objet apporte confort et protection.


ROBOTS LAVE-VITRES

Robots lave-vitres (© DR)L’aspirateur automatisé autonome est de plus en plus performant et surtout connecté à un Smartphone. Lors du dernier IFA, le salon de l’électronique grand public qui se déroule chaque année à Berlin, la firme britannique Dyson a présenté le 360 Eye, équipé d’un système de détection des obstacles sur 360°. Autres innovations dans le domaine de l’aide aux tâches ménagères, les robots « lave-vitre ». La société E.Zicom Robotics (modèle Windoro) et Ecovacs (modèle Winbot 930) ont imaginé des engins capables de se déplacer verticalement, horizontalement et même en zigzag, sur une surface vitrée de façon totalement autonome grâce à un puissant système d’aimantation.


NOM DE ZEUS UN HOVERBOARD 

Hoverboard (© DR)Voilà ce que pourrait bien s’écrier Doc devant le skate volant créé par la société Hendo. Cette dernière a lancé un crowdfunding qui a permis de récolter 510 000 dollars afin de le commercialiser. Le fonctionnement de l’Hoverboard repose sur les courants de Foucault générés par quatre disques aimantés lorsque le skate est placé au-dessus d’une plaque métallique. L’engin ne fonctionne donc pas encore au-dessus des routes goudronnées. Mais le but de la société est d’y parvenir à court terme. Parallèlement au développement de ce skate, l’entreprise a pour ambition d’intégrer cette technologie à l’architecture. Les immeubles disposant d’un tel système pourront s’élever au-dessus du sol en cas de tremblement de terre, évitant ainsi de s’effondrer.