White Dog de Kornel Mundruczó

White Dog de Kornél Mundruczó © DR

Voilà un film dingue et carrément gonflé. White God a pour point de départ la relation quasi fusionnelle entre une fillette et son chien. Lili et Hagen semblent inséparables. Sauf que dans un Budapest futuriste, où se déroule l’action de White God, les canidés de race pure sont préférés aux croisés. Hagen a la malchance d’être un de ces bâtards, et il finira par être banni par le père de la gamine. Livré à lui-même, il découvrira la cruauté des hommes, et finira par se révolter contre eux, avec d’autres chiens errants. Une farce ? Pas vraiment. Aucun toutou qui parle ou doté de super pouvoirs. White God, comme le décrit son auteur, le réalisateur hongrois Kornel Mundruczó, est à la fois un film politique, social et anthropologique. Ce mélange détonnant d’ultra-réalisme et d’imagination folle est aussi une allégorie de l’existence difficile des minorités opprimées au sein des communautés européennes. Il a obtenu le Prix Un certain regard au dernier Festival de Cannes.