(© L’Estrade)
Le ministre des Collectivités territoriales Jean-Michel Baylet, a recadré les Départements qui continuent à jouer les acteurs de l’activité économique. Patrick Weiten, le président du Conseil départemental de la Moselle, n’entend pas rentrer dans le rang, au bénéfice de l’économie locale.

« C’est un ministre qui a oublié qu’il a été président de Département. On est toujours trahi par sa famille. Il mène un combat d’arrière-garde. Mais d’ici à trois mois, on ne l’entendra plus et on pourra se remettre à travailler avec des gens plus compréhensifs. Il peut crier fort, cela n’émeut personne ». Pas content Patrick Weiten qui dans les colonnes du Républicain Lorrain a dit ce qu’il pensait de Jean-Michel Baylet, ministre des Collectivités territoriales, suite à son intervention en Alsace au cours de laquelle il a tenu à recadrer les départements en leur rappelant que, dans le cadre de la loi NOTRe, ils n’ont plus à jouer un rôle en matière d’économie.

Patrick Weiten n’est pas d’accord avec ça. Et c’est précisément parce qu’il estime que le Département a des atouts à faire valoir, en matière d’attractivité, qu’il a lancé l’agence Moselle Attractivité, née de la fusion de Moselle Tourisme et de Moselle Développement, actuellement en cours de mise en place. « À l’heure où les territoires se livrent une vive compétition en matière d’économie, la Moselle doit mettre tous les atouts de son côté », estime le président. D’atouts, selon lui, le Département n’en manque pas.

Il a l’expertise en matière d’attractivité économique, il affiche une identité forte, il a la bonne dimension pour agir au mieux en mobilisant l’ensemble des acteurs concernés et se positionner comme un trait d’union entre la Région et les collectivités de proximité, entre la Région et les chefs d’entreprise mosellans qui soutiennent la création de « Moselle Attractivité ». Pas question de tirer un trait sur tout cela. « On ne peut pas empêcher les Départements de continuer à discuter avec les entreprises. Je n’interprète pas la loi de la même façon que le gouvernement et il n’y a effectivement que les tribunaux qui pourront faire jurisprudence », a précisé Patrick Weiten qui se dit prêt au combat judiciaire.