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DOSSIER SPÉCIAL SAISON CULTURELLE 2021/2022

La saison culturelle qui a débuté à la fin de cet été a une saveur douce-amère. Si la plupart des théâtres, musées et salles de concert ont rouvert leurs portes, leurs équipes et les artistes doivent souvent composer avec des jauges réduites et un public parfois hésitant. Pourtant cette saison 2021-2022 reste marquée par l’enthousiasme, et s’avère particulièrement riche en événements ;  du fait de calendriers chargés par les reports de la saison précédente notamment. Dans les pages qui suivent, nous avons sélectionné plusieurs temps forts de l’actualité culturelle en Lorraine : théâtre, musiques d’aujourd’hui, expositions aux quatre coins de la région. Si l’accueil redémarre tout juste, la créativité et la diversité n’ont elles jamais été mises entre parenthèses. Les artistes de tous horizons et de toutes sensibilités que nous avons choisi de vous présenter ici en sont les preuves bien vivantes.


Le chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly s’associe au flûtiste de jazz Magic Malik pour créer Wakatt,invitation à la résistance et à l’ouverture pour un avenir commun.

Depuis la création de sa compagnie Faso Danse Théâtre en 2002, Serge Aimé Coulibaly effectue pour chacune de ses créations des allers-retours entre l’Europe et l’Afrique. Des voyages pour travailler ses spectacles en résidence, organiser des co-productions mais aussi pour s’inspirer  d’histoires et de regards croisés. Porté par sa vision de la danse en tant qu’engagement social, il met en scène une histoire en mouvement, l’œil ouvert sur le monde. Après avoir enquêté sur un soulèvement populaire (Nuit Blanche à Ouagadougou), exploré ce que l’engagement pour un monde meilleur exige de l’individu (Kalakuta Republik), scruté nos regards dédaigneux sur l’histoire des peuples migrateurs à travers les mythes ouest-africains (Kirina), Serge Aimé Coulibaly questionne le temps présent avec Wakatt. Une époque riche de ses altérités, de ses croisements, de ses métissages mais parasitée par la peur et le rejet de l’autre.

Le chorégraphe évoque ce désir de disparition de l’Autre et aussi l’espoir en un combat d’organismes qui œuvrent ensemble pour un futur en commun. Il inclut de nouveaux danseurs à sa troupe du Faso Danse Théâtre et enrichit son vocabulaire chorégraphique, toujours habité par l’urgence et la nécessité vitale du mouvement, empruntant également d’autres éléments par exemple aux groupes de marche synchronisée japonais. Serge Aimé Coulibaly s’associe également au flûtiste Magic Malik, figure de la scène jazz française et internationale, qui a composé entre l’Europe et le Burkina une musique qui parcourra tout le spectacle, en un dialogue permanent entre gestes et sonorités. Une nouvelle illustration de cet esprit de l’échange et de la générosité qui habite toute l’œuvre du chorégraphe.

Le 20 mai 2022 à l’Arsenal de Metz

www.citemusicale-metz.fr