Créée à l’initiative du Conseil Général de la Moselle et en partenariat étroit avec les communautés de territoire du Val de Rosselle, la MOSA (Maison Ouverte des Services pour l’Allemagne) est un équipement de proximité qui a pour vocation de délivrer de l’information et des services liés au marché de l’emploi transfrontalier. Sise à Forbach, la Maison ouvrira ses portes au public, en juin prochain.

timbre-sarrebruck (© 123RF)« La Maison du Luxembourg sise à Thionville (voir encadré) a servi d’exemple. La MOSA est un équipement qui a pour ambition de délivrer de l’information et de favoriser l’accès au marché de l’emploi sarrois. Les services offerts vont même au-delà de ceux proposés à Thionville puisque la MOSA pourrait prochainement accueillir un bureau de placement commun franco-allemand, à l’image de celui qui existe déjà à Sarreguemines porté par les agences de l’emploi des deux pays », explique, Patrick Weiten, Président du Conseil Général de la Moselle.

Initiée par le CG57, la MOSA comme Moselle-Sarre ou bien encore Maison Ouverte des Services pour l’Allemagne, se positionne également comme un outil de proximité au service des relations transfrontalières entre le département lorrain et la Sarre. Des relations qui ne sont pas anecdotiques à l’échelon du territoire du Val de Rosselle. Ce bassin économique compte actuellement 22 000 travailleurs frontaliers qui franchissent quotidiennement la frontière avec l’Allemagne. Et ce flux est amené à prendre beaucoup d’ampleur. Dans les 20 ans à venir, 170 000 emplois seront à pourvoir en Sarre et en Rhénanie-Palatinat. Davantage encore à plus long terme, certaines prévisions tablant sur une baisse de 23,2%, de la population, en Sarre, d’ici 2050.

Forts de ce constat et des opportunités qui se dessinent, quatre EPCI (Etablissement public de coopération intercommunale) du Val de Rosselle (la Communauté d’Agglomération de Forbach Porte de France, les Communautés de Communes de Freyming-Merlebach, du Warndt et du Pays Naborien) ont donc décidé de porter la démarche et d’implanter la MOSA, à Forbach. La gestion opérationnelle en est confiée à la Communauté d’Agglomération de Forbach Porte de France. Les partenaires partageront les coûts de fonctionnement de l’équipement selon une clé de répartition qui tiendra compte de l’origine géographique des usagers de ce nouveau service. « De son côté, le Conseil Général de la Moselle, au-delà de son implication pour faciliter les relations entre les administrations françaises et allemandes (la Sarre, et plus particulièrement la Ministre-présidente, soutient fortement l’initiative), a décidé d’accorder une subvention de 20 000 euros au projet afin d’en optimiser le lancement et le fonctionnement. Une participation financière qui pourrait s’inscrire dans la durée, si l’outil séduit », précise Patrick Weiten.

La MOSA est un équipement qui a pour ambition de délivrer de l’information et de favoriser l’accès au marché de l’emploi sarrois.

Pour que la MOSA rencontre son public, la Maison est installée au cœur même de la ville de Forbach, en face de la gare et non loin de l’agence de Pole Emploi. La MOSA accueillera ses premiers visiteurs dans le courant du mois de juin prochain. Des particuliers dans un premier temps mais le public pourrait s’élargir. « Au registre des développements possibles, le Conseil général de la Moselle et ses partenaires envisagent effectivement d’élargir le champs d’intervention de la MOSA pour s’adresser également au monde de l’entreprise. L’ambition est d’accompagner les entreprises mosellanes désireuses de se développer en Sarre mais également les sociétés Sarroises intéressées par le marché mosellan et au-delà français », conclut Patrick Weiten, non sans rappeler que les relations franco-allemandes se déclinent également au travers de multiples projets et collaborations visant à favoriser, entre autres, le bilinguisme et la mobilité transfrontalière. Deux dossiers qui eux aussi participent à consolider des échanges prometteurs en matière d’emploi et d’économie.


LA MAISON DU LUXEMBOURG

Luxembourg (© 123RF)Inaugurée en 2006, à l’initiative de la Communauté d’agglomération Portes de France-Thionville, la Maison du Luxembourg (MDL) se positionne comme un espace d’échanges transfrontaliers et un centre d’information sur le Grand-duché de Luxembourg. Au service de tous, sa mission est de délivrer de l’information fiable sur le Luxembourg dans des domaines comme les transports, les loisirs et le tourisme mais également et surtout à propos de tout ce qui touche le travail et la formation. Une palette de services qui va s’étoffer encore en 2015 avec de l’information liée à l’octroi des bourses et des aides étatiques liées aux études supérieures des enfants de frontaliers. Chaque année, la MDL enregistre environ 15000 demandes de conseils et d’information.