(© DR)
Jean Hingray, le maire de Remiremont, monte au créneau pour que la maternité de sa commune ne ferme pas ses portes. S’il mobilise localement, le maire a également reçu le soutien du candidat aux présidentielles, Jean Lasalle.

Un collectif d’experts de l’agence régionale de santé (ARS) préconise de fermer la maternité de Remiremont, dans les Vosges, d’ici 2020 pour assurer une montée en puissance du futur hôpital d’Épinal. Un rapport de 200 pages a été rédigé à cet effet. Un document truffé d’erreurs et d’arguments qui ne tiennent pas la route estiment les défenseurs de la maternité de Remiremont qui se mobilisent contre cette fermeture.

Le jeune maire de la commune, Jean Hingray, ne ménage pas ses efforts et entend activer tous les leviers possibles pour que la maternité soit conservée. Il a notamment sollicité les candidats à l’élection présidentielle afin de trouver des soutiens et des relais. Il en a trouvé un. Jean Lasalle, le député des Pyrénées a fait le déplacement en Lorraine, fin février. « Je prends l’engagement de vous défendre à ma manière. Marisol Touraine n’as pas envie d’engager une bataille avec moi. La volonté de ne jamais abdiquer a permis de sauver beaucoup d’établissements similaires au vôtre. Depuis 30 ans, on ne fait plus le choix de la vie des équipements de proximité », a notamment indiqué Jean Lasalle lors d’une réunion publique.

Il conseille aussi de rester unis, de ne pas lâcher l’affaire. Jean Hingray est déterminé. Et cela d’autant plus que l’équipement n’est pas accessoire. « Nous avons la meilleure maternité publique des Vosges avec 800 accouchements contre 500 pour Épinal. Notre combat, c’est de défendre un service de proximité », a affirmé le maire. « Nous sommes le plus gros service d’obstétrique des Vosges. Nous sommes le seul service public du département à avoir l’agrément pour le cancer du sein », rappelle quant à lui régulièrement le docteur Tisserand gynécologue-obstétricien, « nous sommes un service reconnu, on est bien équipé et suffisamment nombreux et l’ARS voudrait nous faire partager des gynécologues obstétriciens de Nancy dont nous n’avons pas besoin ». La mobilisation s’organise.