Ksenija Sidorova© DR

L’ancienne république soviétique parfumera le répertoire de la soirée du 20 avril à la Philharmonie Luxembourg. Outre l’interprétation d’une pièce d’Erkki-Sven Tüür, on pourra voir à l’œuvre Ksenija Sidorova, une des plus talentueuses accordéonistes de sa génération.

On la dit charismatique, et force est de constater que sa présence sur scène captive. La jeune Lettone Ksenija Sidorova ne se contente pas d’être belle, elle déborde de talent. Le sien s’exprime derrière un instrument encombrant, mais dont elle vous soufflera la fragilité en connaissance de cause. Entre ses mains, l’accordéon déploie toutes les facettes de ses humeurs au gré des répertoires. Portée par une énergie débordante, la native de Riga a fini par devenir une des grandes ambassadrices de celui qui fut si cher à Astor Piazzolla, disparu en 1992. Au crépuscule de l’année 2017, elle a d’ailleurs rendu hommage à l’Argentin en revisitant son répertoire de tango en compagnie du producteur de musique électronique Gui Boratto, figure de proue du label allemand Kompakt. Une réussite. Un an plus tôt, elle livrait une interprétation vibrante et exotique du Carmen de Bizet. Une expérience immortalisée sur son premier album, baptisé sobrement Carmen, paru chez Deutsche Grammophon, qui a pris sous son aile cette audacieuse musicienne autant attirée par le classique que le contemporain.

Encouragée par une grand-mère passionnée d’accordéon quand elle était petite, Ksenija Sidorova a creusé son sillon en collaborant avec de nombreux orchestres, notamment l’Estonian Festival Orchestra, dirigé par Paavo Järvi, qu’elle retrouvera dans la ville de Luxembourg dans le cadre d’une soirée consacrée notamment à l’œuvre Prophecy for Accordion and Orchestra, signée de son compatriote Erkki-Sven Tüür. Jean Sibelius, avec son Night Ride and Sunrise op. 55, figure aussi au menu, de même que Richard Wagner et Ludwig van Beethoven, déjà présents la veille dans le cadre de la série Heure de pointe, et dont on pourra à nouveau entendre les compositions Siegfried Idyll et la 4e Symphonie.

 

Le vendredi 20 avril, à 20h,

Grand Auditorium de la Philharmonie Luxembourg

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