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En juin 2017, lu conseil municipal de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy avait adopté une motion de soutien à Marwan Barghouti, député palestinien, militant pour la Paix. Préalablement, Stéphane Hablot, le maire de Vandœuvre, avait déjà fait adopter une première délibération attribuant le titre de citoyen d’honneur de sa ville au leader palestinien. Un soutien affiché que n’a guère goûté la Préfecture qui a décidé, à nouveau, (la Préfecture avait déjà réagi sur le volet « citoyen d’honneur ») de saisir le tribunal administratif de Nancy, faisant valoir l’article L 2121-29 du code des collectivités territoriales qui exige que les communes ne s’intéressent qu’aux sujets ayant « un intérêt local ». Le TA s’est prononcé fin août : « La délibération litigieuse exprime une position politique d’ordre international de la part de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy sans que cette dernière ne démontre un intérêt local à la prise d’une telle décision. Le moyen tiré de l’absence d’intérêt local est de nature, en l’état de l’instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de l’acte attaqué. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de suspendre la délibération du 25 juin 2017 du conseil municipal de la commune de Vandœuvre-lès-Nancy », a notamment indiqué le tribunal de Nancy. « J’ai choisi de faire appel car devant d’autres juridictions, le jugement peut être nuancé, voire différent », a confié Stéphane Hablot à la presse locale « une commune doit avoir le droit de s’exprimer sur n’importe quel événement international. Nous avons 97 nationalités à Vandœuvre. Le Préfet a fait son boulot. Je fais le mien. Il faut que la loi évolue ».