Le maire de Metz et président de Metz Métropole, François Grosdidier, n’a guère goûté la façon dont Mathieu Klein, le président de la Métropole du Grand Nancy, ignore Metz lorsqu’il évoque l’Université de Lorraine. Et il lui a fait savoir.

Ce n’est pas un scoop, les relations entre Metz et Nancy sont un peu tendues en ce qui concerne le sujet de l’Université de Lorraine, Metz regrettant un manque certain de « considération ». Et ce n’est pas l’annonce, par Mathieu Klein, le président de la Métropole Grand Nancy, évoquant l’installation d’un Comité stratégique Recherche, Université et Santé qui a réchauffé l’ambiance. François Grosdidier, le maire de Metz et président de Metz Métropole, n’a pas apprécié et l’a fait savoir à son homologue via un courrier. Le problème n’est pas tant la création de ce comité que les ambiguïtés de la démarche et les malentendus qu’elle peut faire naître. « La lecture des communiqués et la relation qui est faite de cet évènement pourraient laisser penser que le territoire grand nancéien et le périmètre de l’Université de Lorraine, ne font qu’un. Doit-on rappeler que l’Université de Lorraine résulte de la fusion des universités de Nancy et de Metz ? Doit-on rappeler que Nancy et Metz sont deux villes universitaires qui ont par ailleurs essaimé des IUT dans d’autres villes de notre région ? », interroge François Grosdidier. Bref, le campus messin est tout simplement ignoré et la métropole messine en tant que ville universitaire, niée. « Au moment où universitaires, élus et citoyens de Metz Métropole, de la Moselle et de la Lorraine Nord, s’interrogent sur le déséquilibre persistant de l’enseignement supérieur sur nos territoires ainsi que sur l’équité dans la répartition des moyens et sur le soutien aux projets depuis la création de l’Université de Lorraine, votre expression renforce leur conviction que le discours de l’unité lorraine masque une volonté de développer exclusivement le sud, aggravant les déséquilibres hérités de l’Histoire » poursuit l’élu qui regrette « profondément » les déclarations de Mathieu Klein.