UneTete Bien Vide Couv (©DR)Avec La saison des billes, Gilbert Hernandez nous plongeait dans l’enfance. Cette fausse suite, à nouveau largement autobiographique, est bien plus riche et intense : la vie n’est plus à venir, elle est là, envahissante. Voici l’adolescence, la période des premières amours, du punk, des choix à faire, vite. Bobby se laisse porter ; attraits et dangers du « No future »… Le récit s’affirme, se développe en alternant entre légèreté et insouciance et la perspective d’un avenir sombre, en marge. Un récit en demi-teinte d’une adolescence où tout va trop vite, et où la frustration succède aux plaisirs.