mystique-sans-dieu (© 123RF)Jean-Claude Bologne, poète, romancier, essayiste, membre de la Société des gens de lettres et de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, a écrit plus d’une trentaine d’ouvrages (poèmes, romans, essais, dictionnaires). Son dernier livre Une mystique sans Dieu, « est né de quelques expériences anciennes […] et de trente ans de lecture. » Comme une suite à un autre essai publié en 1995 Le Mysticisme athée. L’auteur veut témoigner de ses réflexions sur l’expérience de l’absolu, libéré de toute notion relative au vocabulaire et imaginaire religieux. « Appelons-le absolu – le mot Dieu de m’a jamais traversé. Parlons de joie. » C’est un « témoignage sur les questions que cela pose, lorsque l’on ne croit pas en Dieu, de vivre ce qui est presque toujours conçu dans le cadre d’une religion, sur les réponses que l’on est tenté de fournir ». Quatre parties composent sa réflexion. La première retranscrit des récits de personnes qui ont vécu, en-dehors de tout contexte religieux, des expériences plus ou moins mystiques. Dans sa deuxième partie, il fait un parallèle avec des mystiques religieux. La troisième partie, purement historique, explique comment au fil des siècles le mysticisme sans Dieu a été accueilli. Enfin sa dernière partie, plus théorique, décrit la tentative d’élaboration de critères à adopter pour qualifier une expérience de mystique. Tout au long de l’ouvrage se croisent religieux (Saint François d’Assises, Hildegarde de Bingen), poètes (Baudelaire ou Apollinaire), romanciers (Victor Hugo, Aldous Huxley), philosophes (Nietzsche, Pascal) et tant d’autres. Si Jean-Claude Bologne invite au questionnement sur le mysticisme, les réponses appartiennent à chacun.