Sebastian Kurt©DR

L’Autriche a « évité le pire », a souligné le chancelier conservateur, Sebastian Kurz, lors d’une intervention, courant avril. Le pays a entamé son déconfinement mais les règles sont strictes.

Dès le 10 mars, l’Autriche a pris des mesures pour lutter contre le virus comme la restriction des déplacements et le port obligatoire d’un masque dans certains endroits publics. Des décisions qui semblent avoir porté leurs fruits puisque le pays qui compte 8,8 millions d’habitants, a enregistré un peu plus de 14.500 cas de Covid-19 et environ 410 décès (17 avril). Plus de 110.000 tests avaient également été effectués début avril. Le 6 avril, le chancelier autrichien Sebastian Kurz a annoncé la levée progressive des restrictions dans le pays, depuis mi-avril. Cela se fera de manière progressive. Dans le domaine du commerce et des services, les petits magasins, les enseignes de bricolage et de matériaux de construction pourront rouvrir. Suivront tous les autres commerces à compter du 1er mai et ensuite les hôtels et restaurants, autour de la mi-mai. Dans l’immédiat, le port du masque reste obligatoire (notamment dans les supermarchés) et les contacts sociaux continuent d’être restreints. La réduction de la libre circulation des personnes est prolongée jusqu’à la fin d’avril et les étudiants et les élèves ne reprendront les cours que mi-mai. Tous les évènements culturels et les grands rassemblements sont suspendus jusqu’en juillet. Il est vrai qu’à Ischgl, le «Palma de Majorque des Alpes», les (chaudes) fêtes d’après-ski, ont participé activement à la diffusion internationale du virus en accueillant des touristes des pays du nord de l’Europe, début mars. Sur le plan économique, l’Autriche qui se portait plutôt bien ces deux dernières années (en excédent budgétaire) s’attend à être en récession d’au moins 2,5 % en 2020. Pour soutenir l’économie nationale, un plan de soutien de près de 40 milliards d’euros, conciliant des crédits, des garanties et des reports d’impôts a été initié. Avec l’Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et les pays baltes, l’Autriche était opposée à la mutualisation « européenne » des dettes générées par le virus avant qu’un « accord » soit trouvé.