(© Dr Marco Borggreve)
En résidence à la Philharmonie Luxembourg, la violoniste réputée Janine Jansen entrera officiellement en scène le 10 novembre avec un concerto d’Alban Berg. Une forme musicale que la Néerlandaise affectionne, au même titre que la musique de chambre.

Que Janine Jansen interprète un concerto n’a rien de saugrenu. La violoniste néerlandaise, considérée comme une des plus douées à son poste, en a déjà empilé beaucoup, notamment les concertos pour violon emblématiques de Johannes Brahms et Béla Bartók (le nº1), qui ont fait l’objet d’un enregistrement. Et quand ce n’est pas le concerto qui occupe sa carrière, c’est la musique de chambre, au point d’avoir créé son propre festival à Utrecht. On l’aura compris : entre les deux, son cœur balance.

Le jeudi 10 novembre, elle inaugurera sa résidence à la Philharmonie Luxembourg en interprétant le concerto pour violon À la mémoire d’un ange d’Alban Berg (écrit après la mort de la fille d’Alma Mahler), accompagnée des musiciens de l’OPL et de son chef Gustavo Gimeno. En prélude à cette prestation, l’ensemble grand-ducal jouera une ouverture de Schubert (la D590), écrite dans un style italien, ainsi que la Symphonie nº 7 de Beethoven, qualifiée d’ « apothéose de la danse » par Wagner.

Issue d’une famille de musiciens, Janine Jansen commence à étudier le violon à l’âge de 6 ans. Elle en a à peine 20 lorsqu’elle se lance dans le grand bain, en 1997, lors d’un concert avec le prestigieux Concertgebouw d’Amsterdam. En 2003, sa notoriété s’accentue lorsque le ministère de la Culture de son pays lui remet le Prix néerlandais de la musique. Dès lors, sa carrière est lancée, ses apparitions à travers la planète, comme en 2006 à Berlin avec l’Orchestre Philharmonique, et en 2008 à Los Angeles, ne faisant que consolider sa réputation de musicienne virtuose.

Une virtuose éprise de spontanéité qui se produira à deux autres reprises sur les bords de l’Alzette en 2017. La première en formation de chambre, pour une plongée au cœur de la Vienne musicale du début du 20e siècle (9 février), la seconde aux côtés du NHK Symphony Orchestra de Tokyo, dans le cadre d’une soirée consacrée à Jean Sibelius et Dmitri Chostakovitch (1er mars). Deux bonnes occasions de se rattraper pour les absents au grand baptême de novembre…

Le jeudi 10 novembre, à 20h,
dans le Grand Auditorium