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Le musée de la Cour d’Or accueille désormais le public dans un tout nouvel espace aménagé au sein même de la superbe Chapelle des Petits Carmes qui a été entièrement restaurée. Une exposition dévoilant les coulisses du musée est à découvrir, gratuitement, jusqu’au 14 août.

« Après des années de mobilisation de nombreuses équipes, la Chapelle des Petits Carmes du XVIIe siècle a été restaurée. Elle abrite ce nouvel espace d’accueil qui fut, au début du XIXe siècle, la bibliothèque municipale de Metz : ses rayonnages en bois, encore visibles, restituent une atmosphère singulière », soulignent Jean-Luc Bohl, président de Metz Métropole et Philippe Brunella, directeur du musée de la Cour d’Or à propos de la nouvelle entrée du musée qui a été inaugurée début juin.

Plus de 18 mois de travaux ont été nécessaires pour rénover les rayonnages en bois mais également, les huisseries, les murs ainsi que les voûtes de la chapelle qui ont retrouvé leur aspect originel ou en tout très proche de celui de 1675. La pierre a été enduite d’une couleur claire et lumineuse qui réfléchit la lumière et met superbement en valeur l’ensemble de cet espace de près de 400 m2. L’un des défis auxquels ont été confrontées les entreprises en charge de cette rénovation a d’ailleurs été de valoriser l’architecture tout en y incorporant de la technologie afin que l’espace respecte les normes de vigueur sur le plan sécuritaire. La modernité ne se dissimule pas toujours. Elle s’affiche même à l’image du magistral lustre hélicoïdal, en aluminium poli, suspendu au plafond. Imaginé, comme l’entrée et le mobilier design, par l’équipe d’architectes Expansion Architecture dirigée par Yves Pagès (secondée sur le chantier par l’architecte du patrimoine Quentin Berton), il évoque les lustres anciens des édifices religieux, mais avec un dessin qui l’inscrit dans le XXIe siècle.

Au-delà de ses qualités sur le plan esthétique, l’espace accueil a également été pensé de manière à recevoir les visiteurs dans les meilleures conditions avec un petit espace détente et information, une librairie-boutique, un vestiaire ainsi qu’une première salle d’exposition de 70 m2 où seront présentées les nouvelles acquisitions ou les dernières œuvres restaurées. Le musée de la Cour d’Or dont la gestion est assurée par Metz Métropole, étant très enraciné dans son territoire, cette salle d’exposition pourrait également accueillir des artistes régionaux, lors de manifestations ponctuelles.

Place ensuite à la visite. Sur plus de 6 000 m2, le Musée de la Cour d’Or présente différentes collections permanentes : des trésors gallo-romains, des plafonds peints médiévaux, des collections Beaux-Arts et médiévales. Les salles d’expositions qui ont également bénéficié d’une nouvelle mise en lumière et d’une signalétique en différentes langues, accueillent également des expositions temporaires. Lors de l’inauguration, Philippe Brunella a notamment confirmé que de début octobre à fin janvier 2019, le musée présentera Splendeurs du Christianisme, Art et dévotions, de Liège à Turin, Xe-XVIIIe siècle. « Une centaine de trésors du patrimoine lotharingien, objets d’art, sculptures, peintures et gravures, manuscrits, textiles et vitraux souvent inédits, seront exposés à l’occasion de cet événement qui a reçu le label Exposition d’intérêt national 2018, délivré par le ministère de la Culture et de la Communication ».

musee.metzmetropole.fr

EXPOSITION « EN COULISSES »

À l’occasion de son inauguration, à laquelle participait notamment la journaliste Carole Gaessler qui est sa marraine, le musée de la Cour d’Or a choisi d’accueillir une exposition temporaire intitulée En coulisses, qui lève le voile sur le travail, au quotidien, des équipes du musée. L’occasion d’en savoir un peu plus sur ses missions : conserver, restaurer, étudier, documenter ou bien encore acquérir. Cette belle exposition est à découvrir jusqu’au 14 août et l’entrée est gratuite.


UN FINANCEMENT ORIGINAL

Cinq millions d’euros ont été investis dans la réalisation de la nouvelle entrée du musée de la Cour d’Or par Metz Métropole qui a bénéficié de 450 000 de subventions et la Région Grand Est (à hauteur de 250 000 euros). Pour boucler le budget, une souscription publique avait également été lancée. Elle a permis de réunir 250 750 euros apportés par 242 particuliers, 22 entreprises et fondations, 2 associations, 1 fonds de dotation et 1 commune.