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Pour promouvoir « notre mode de vie européen », la Commission Européenne entend réformer la gestion des migrations et conforter la protection des frontières de l’UE.

Une Europe adaptée à l’ère du numérique, une économie au service des personnes, une Europe plus forte sur la scène internationale, un Green Deal européen avec pour ambition d’être le premier continent climatiquement neutre en 2050 (!), un nouvel élan pour la démocratie européenne et, enfin, promouvoir notre mode de vie européen. Ce sont les 6 priorités de la Commission européenne pour 2019-2024. En ce qui concerne plus particulièrement la dernière d’entre elles, l’objectif affiché est de protéger les citoyens mais également les valeurs européennes. « Les menaces qui pèsent sur l’état de droit ébranlent les fondements juridiques, politiques et économiques de notre Union. L’état de droit est au cœur de la vision de la présidente von der Leyen : une Union de l’égalité, de la tolérance et de l’équité sociale », précise la Commission. Pour ce faire, il importe de s’appuyer sur des frontières solides, la modernisation du régime d’asile de l’UE et la coopération avec les pays partenaires afin de parvenir à une nouvelle approche en matière de migration. La Commission reconnaît que les migrations et la sécurité des frontières sont des défis communs que les États membres de l’UE peuvent mieux relever conjointement. Elle a proposé un certain nombre de mesures pour réformer la gestion des migrations et la protection des frontières dans l’ensemble de l’UE. « L’UE a offert protection et aide à des millions de personnes, sauvé des vies en mer, démantelé des réseaux de passeurs et réduit le nombre d’arrivées irrégulières en Europe. Toutefois, face à l’évolution du paysage géopolitique et à l’augmentation constante de la pression migratoire à l’échelle mondiale, des efforts supplémentaires doivent être consentis », indique l’UE. Parmi les mesures évoquées, il est notamment question de s’appuyer sur le nouveau corps européen de garde-frontières et de garde-côtes qui sera doté d’un contingent de 10 000 garde-frontières. Il est aussi question de réviser la réglementation de l’UE en matière d’asile « visant à rendre la gestion des migrations plus efficace, plus équitable et plus solide, en garantissant que l’on ne puisse pas abuser du système », précise-t-elle.  Fabrice Barbian