Moïse porte le nom d’un miraculé et sur son visage une malédiction : à Mayotte, une pupille marron et l’autre verte c’est la marque du Djinn, synonyme de malheur. Abandonné par sa mère et recueilli par une infirmière aimante, qui l’élèvera dans un environnement protégé, Moïse finira par s’exposer à la violence des bandes de Gaza, le bidonville de Grande-Terre. Récit rude et sombre, où l’on ne fait qu’entre-apercevoir les beautés de l’archipel, Tropique de la violence est un pamphlet contre la corruption, la misère et l’exclusion subie par toute une partie d’une France oubliée aux confins des océans.

Aux éd. Sarbacane