Slash © New Website w_Liveurope

Trois époques, trois styles, trois noms définissant à leur manière l’intensité du rock rythmeront un début d’été bouillonnant à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette :  Slash, Skunk Anansie et Limp Bizkit.

Son nom est quasiment synonyme de hard-rock depuis qu’il a tenu le manche des Guns’n’roses entre 1985 et 1996 : le jeu fluide et ciselé de Saul Hudson alias Slash sera la marque de fabrique du groupe avec la voix et le charisme d’Axl Rose pour une décennie de fièvre rock sur toutes les scènes du monde après leur premier album Appetite for destruction, vendu à 30 millions d’exemplaires. Slash s’impliquera dans des projets avec Lenny Kravitz, Michael Jackson, Iggy Pop, Alice Cooper ou Queen avant de quitter le navire Guns’n’roses pour fonder Slash’s Snakepit et Velvet Revolver, puis de lancer sa carrière solo en 2009. Un projet qui deviendra un véritable Hall of fame de légendes du rock puisqu’apparaîtront aux côtés du guitariste Dave Grohl de Nirvana, Lenny Kilmister de Mötorhead, Alice Cooper, Flea des Red hot chili peppers… Slash choisit Myles Kennedy d’Alter Bridge pour être le chanteur de sa machine de guerre, désormais lancée sur les routes pour enflammer le monde entier.

Skunk Anansie est le symbole du rock’n’roll sous influences des années 90. Véritable créature mutante, le groupe britannique convoque punk, metal et funk pour une fusion sauvage portée par la personnalité de sa chanteuse Skin. Après leur premier album Paranoid and Sunburnt, la formation explorera des sonorités folk et dub, puis drum’n’bass à une époque où l’électro remplace le punk comme emblème de la jeunesse anti-establishment. Après une séparation entre 2002 et 2009, Skunk Anansie effectue un  come-back sur les scènes des plus grands festivals rock. Avec un album live, leur sixième album studio, Anarchytecture, et une compilation retraçant leurs 25 ans de carrière, Skunk Anansie confirme sa présence toujours brûlante sur la scène alternative européenne.

Au tournant des années 2000 débarque Limp Bizkit, qui croise dès son deuxième album sonorités hip-hop et metal pour s’inscrire dans le genre nu-metal et ses fusions tous azimuts dans la lignée de Korn, Deftones ou Linkin Park. Sur Significant Other, on retrouve un morceau produit par DJ Premier et Method Man du Wu Tang clan, et dans le clip de Break Stuff apparaissent Snoop Dogg, Eminem ou encore Dr Dre. La recette fonctionne et le groupe américain poursuivra ses collaborations avec le monde du hip-hop jusque dans les années 2010, où on décompte 35 millions d’exemplaires de leurs albums vendus à travers le monde. Comme ses aînés Slash et Skunk Anansie, Limp Bizkit constitue l’emblème d’une époque et d’une génération, toujours présent pour son public et déchaîné sur scène, pour offrir des spectacles dopés à l’éternelle et protéiforme énergie du rock.

Slash featuring Myles Kennedy & The Conspirators
le 25 juin
Skunk Anansie le 1er juillet
Limp Bizkit le 8 juillet
À la Rockhal d’Esch-sur-Alzette.
www.rockhal.lu