Philippe Bianconi (Photo  Bernard Martinez)

Philippe Bianconi (Photo: Bernard Martinez)

Les couleurs du concert d’ouverture de cette quarantième saison de l’Orchestre national de Lorraine reflètent à merveille la thématique empruntée dès la saison précédente, mettant à l’honneur les musiques de scène, celles-ci se libérant du spectacle visuel « pour offrir une piste d’envol exceptionnelle à l’imagination » tel que le présente Jacques Mercier dans la brochure de cette nouvelle saison. Deux styles d’écriture très apparentés y sont représentés : celui de Manuel de Falla et de Maurice Ravel. La sensualité des Nuits dans les jardins d’Espagne et le folklore de L’Amour sorcier, imaginés pour la scène par de Falla, répondent à la légendaire composition de Ravel, Le Boléro, qui donne son nom à la soirée. Son Concerto pour piano, ode à la liberté mêlant folklore basque et rythmes de jazz, bénéficie ici de l’interprétation de Philippe Bianconi. « J’aime la musique espagnole réinventée ; elle est authentique pour de Falla, qui fonctionne ici en miroir avec le concerto de Ravel, très ensoleillé, empli de couleurs azur et or » projette Jacques Mercier. Si Le Boléro, pièce la plus jouée au monde, a quelque chose de l’exercice d’école, il reste pour le chef d’orchestre de l’ONL « périlleux et exigeant, l’un des premiers exercices de musique répétitive. Il faut tenir le rythme, jusqu’à finir comme dans une transe aux accents dramatiques ».

Le 11 septembre 2015 à 20h

dans la Grande salle de l’Arsenal de Metz