Ouvert en 2010 à Faulquemont, le restaurant Toya proposera une déco renouvelée à sa clientèle dès février prochain. « Elle sera plus en harmonie avec ma personnalité », prévient son chef étoilé Loïc Villemin, qui reste un indéfectible partisan du terroir. (Crédit photo : © toya-restaurant.fr)

C’était il y a 5 ans. Fin février 2012, le Toya de Faulquemont basculait dans une autre dimension en obtenant une étoile au Michelin. Une véritable consécration pour ce restaurant ouvert à peine deux ans plus tôt sous l’impulsion de son jeune chef Loïc Villemin, alors âgé de 25 ans.

Dans cet établissement surplombant le golf local, lové dans un cadre verdoyant agréable aux pupilles, la cuisine mélange trois ingrédients connus des fins gourmets : délicatesse, légèreté et créativité. Trois mots qui ont valeur de principe pour son propriétaire, tombé tout petit dans la gastronomie et qui a affûté son talent immanent auprès de quelques pointures du milieu, à commencer par Jean-Georges Klein, l’ancien chef triplement étoilé de l’Arnsbourg à Baerenthal. La qualité est un autre mot cher au palais du Mosellan, aussi attaché à la fraîcheur qu’à la variété de ses cartes, qu’il fait valser au gré des saisons et des produits à disposition.

Même le pain, le beurre et le lait portent les gènes de la fabrication maison.Au fil des années, la cuisine du Toya a évolué. « Elle est aujourd’hui davantage centrée sur la nature et les producteurs locaux », avance le natif de Saint-Avold. Difficile d’ignorer le parfum du terroir qui s’empare des menus, à l’image des légumes, intégralement fournis par un maraîcher du coin, ou de ces incontournables pigeons, emblématiques des lieux, gracieusetés de l’éleveur vosgien Thierry Laurent. Même le pain, le beurre et le lait portent les gènes de la fabrication maison.

Un autre changement se profile à l’horizon, suffisamment important pour contraindre le responsable à baisser pavillon tout le mois de janvier. « On va changer la décoration », annonce Loïc Villemin. Très zen et épurée jusqu’à présent, un clin d’œil à la cuisine japonaise dont il vante la finesse et l’originalité, elle promet d’être plus en phase avec sa personnalité en faisant la part belle à la nature, en particulier la pierre et le bois. Ce lifting de la salle à manger, qui conservera sa taille humaine (20 couverts), n’est que la première étape d’un vaste projet qui se traduira aussi, dans les années à venir, par un agrandissement visant à ajouter des salons, une nouvelle cuisine, mais aussi une cave à vins plus volumineuse, avec sans doute une place plus large accordée aux vins étrangers.

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