DOSSIER DU NUMÉRO DE MARS 2015 :

JOBS À LA CLÉ, L’ACTUALITÉ DES FILIÈRES QUI RECRUTENT (1/4)

Encore au collège ou au lycée et voilà qu’il faut déjà avoir une petite idée de ce que l’on veut faire plus tard. Cela implique de se rencarder sur les métiers et les formations. Mais pour choisir en bonne connaissance de cause, pas inutile non plus de se regarder le nombril et d’observer le monde autour de soi. De s’intéresser aussi aux évolutions technologiques et sociologiques, notamment, afin de se faire une petite idée des métiers et des jobs à saisir. Demain.

PÂTISSIERS (© 123RF)S’orienter ne se résume à choisir un métier ou un secteur d’activité sur catalogue. Cela implique aussi de se poser la question de ce que l’on aime étudier ou pas, de ses capacités aussi. Vouloir devenir médecin et être allergique aux maths, risque de poser problème. Ce n’est pas impossible ! Mais ça va être plus compliqué. Mieux vaut aussi préciser ses motivations. D’aucuns ambitionnent de gagner de l’argent coûte que coûte. D’autres rêvent avant tout de travailler dans un secteur d’activité qui les passionne et dans lequel, ils pensent pouvoir s’épanouir. Bref, mieux vaut donc apprendre à se connaître un minimum (oui, certes, les jeunes changent aussi…). Le plus judicieux en la matière est d’en discuter avec un conseiller d’orientation pour avoir un avis extérieur et clarifier tout cela. Ce sera aussi l’occasion de passer en revue les différentes solutions qui existent pour arriver à bon port. Par exemple, ce n’est pas parce que l’on n’a pas envie d’user ses fonds de culottes sur les bancs de l’école qu’il est impossible de devenir ingénieur, l’alternance y mène aussi. Et la voie s’avère plutôt royale.

En finir avec des idées reçues sur l’apprentissage et les formations courtes

Qu’on le veuille ou non, certaines formations ne débouchent sur pas grand-chose. Cela ne signifie pas qu’il faille tirer un trait sur ses envies, rien de pire qu’un « frustré » (pour soi comme pour les autres). Mais mieux vaut être conscient que de vivre de sa passion pour le latin, ne sera pas facile. Autre réalité, si le fait de détenir un diplôme est assurément un bon point pour décrocher un job, accumuler les années de fac ne multiplie pas nécessairement d’autant les possibilités de travailler rapidement à l’issue de ses études. Sur le marché du travail, un CAP de boulanger ou un BTS technique offre certainement plus de perspectives, en termes d’emploi s’entend, que bien des masters. Même si en la matière, les mentalités ont évolué, il est d’ailleurs vraiment temps d’en finir avec des idées reçues sur l’apprentissage et les formations courtes, car c’est totalement dépassé. Il est également clair que toutes les écoles ne se valent pas. Faire HEC (l’intégrer se prépare un peu à l’avance) ou suivre les cours de l’école de commerce du bout de la rue, n’ouvre pas les mêmes perspectives. Se délester (ou plutôt ses parents) de 15 000 euros par an pour, coûte que coûte, intégrer une école de commerce n’est pas un bon investissement si l’établissement est totalement inconnu en dehors du quartier. Ce ne sont pas les sources d’informations qui manquent pour se faire une idée et sélectionner les écoles, ou les métiers, les plus porteurs, demain (voir autres articles du dossier en rubrique Société).

Choisir son orientation est une source de stress. Mais la carrière toute tracée, le CDI à vie… Tout cela, c’est du passé ou en passe de l’être. Aujourd’hui on se forme tout au long de sa vie, on change de boite et de job, on s’adapte. Sans compter le fait que bon nombre de jobs à saisir dans 10 ans, n’existent pas encore. La créativité, la flexibilité, la capacité d’écoute, en voilà des qualités utiles qu’il est nécessaire d’affûter pour pleinement profiter des multiples passerelles et autres tremplins qui permettront de s’en sortir. Pas de doute là-dessus : si au bout du compte, il s’avère que le secteur d’activité ou le métier choisi n’est pas si folichon que cela, il sera toujours temps de se réorienter en poursuivant une nouvelle formation. Pas simple, c’est sûr, surtout qu’il faut assurer pour payer le loyer et faire faire leurs devoirs aux enfants. Mais personne n’a jamais prétendu que s’orienter et se former était plus simple pour un adulte. Bon courage.


BOSSER DANS LA GRANDE RÉGION

25000 Lorrains partiront en retraite, chaque année, jusqu’en 2020 annonce l’Insee. Les départs seront notamment importants dans trois secteurs d’activité : la banque, l’assurance et les services aux particuliers et aux collectivités. L’hôtellerie-restauration va également offrir de très nombreuses opportunités puisque dans ce secteur, un salarié sur quatre partira à la retraite dans les 5/6 ans à venir. Cela représente des milliers de postes à pourvoir. Certains métiers, notamment celui de cuisinier qualifié, sont déjà en tension. À noter que les ambitions de la région dans le domaine du tourisme et du tourisme d’affaires, vont également entraîner des recrutements de cadres de l’hôtellerie-restauration. Cela dit les frontières ne sont pas loin. Si Le Luxembourg a réduit la voilure en termes de recrutement, il continuer d’embaucher. La place financière (banque, assurance, fonds d’investissement) a besoin de jeunes diplômés Bac+ 4 ou 5 pour l’accompagner dans ses développements à l’international. Le pays affichant des ambitions dans les nouvelles technologies, les professionnels du numérique sont également très recherchés. L’hôtellerie-restauration aura également toujours besoin de personnel. L’Allemagne, quant à elle, manque notamment de cadres et d’ingénieurs. compte tenu de sa démographie, le pays, et notamment la Sarre, va assurément beaucoup recruter dans les années à venir. (voir article « Les métiers qui recruteront en 2020 » en rubrique Société.)