Hashi ne peut s’empêcher de dire ce qu’il pense, Mari ne voit pas les êtres humains, Hideo se prend pour un super-héros, Hana est prise d’orgasmes incontrôlés : quatre jeunes gens atteints de troubles rares, d’attachants inadaptés symbolisant les névroses de la société japonaise que seul l’énigmatique Dr Tamaki semble pouvoir aider.

Tokyo Kaido est une œuvre de Mochizuki antérieure au raffiné Chiisakobé, prix de la série à Angoulême 2017, et semble dans un premier temps moins aboutie. Mais Chiisakobé n’a pris tout son sens et dévoilé toute sa beauté qu’une fois pris dans son ensemble : on a dans ce premier tome suffisamment de raisons d’espérer la même chose pour Tokyo Kaido.