The-voices

C’est ce qu’on appelle un grand écart ! En prenant les rênes de The Voices, la réalisatrice iranienne Marjane Satrapi s’essaie à l’humour noir, tendance film d’horreur de série B mâtiné de rose bonbon. On est loin, très loin, de son dessin animé Persepolis, qui avait été acclamé par la critique, ou encore de Poulet aux prunes, avec ses petits airs d’Amélie Poulain dans le rendu poétique. À vrai dire, son nouveau long-métrage surprend par le mélange des genres qu’on y retrouve, à la fois comédie, film d’horreur, comédie dramatique, thriller et comédie musicale. On y découvre Terry (Ryan Reynolds), un jeune homme solitaire qui travaille dans une usine qui fabrique des baignoires, et qui souffre de schizophrénie. Il finira par devenir un tueur en série à cause d’une collègue de travail séduisante…. et aussi de son chat, qui le pousse dans cette voie, quand son chien tente de l’en dissuader. Vous avez dit cocasse ? C’était sans doute l’avis du festival fantastique de Gérardmer, qui lui a décerné le prix du Public.