SearchUn titre en anglais, un réalisateur français, et un conflit russe. Deux ans après The Artist, Michel Hazanavicius s’éloigne radicalement de sa légèreté comique pour s’attaquer à la seconde guerre de Tchétchénie, en 1999. Le cinéaste, qui a confié un des rôles à son actrice fétiche et épouse à la ville Bérénice Béjo, fait se croiser quatre destins au cœur de cette tourmente : une représentante de l’Union européenne en charge des droits de l’Homme, un gamin qui a fui après avoir vu ses parents exécutés devant lui, sa sœur, qui le cherche parmi des milliers de déplacés, et un soldat russe à qui l’armée apprend à devenir un dur, voire une ordure. Au final, ce drame de guerre réalisé avec sobriété et retenue a le défaut de sa qualité. On pourra lui reprocher son manque d’audace, et d’être à la traîne des films du genre. Présenté lors du dernier Festival de Cannes, ce remake des Anges marqués, de Fred Zinneman (1948), n’apporte rien de nouveau sur la cruauté de ce conflit.