Le poète Allen Ginsberg, membre de la Sainte Trinité beat aux côtés de Jack Kerouac et William Burroughs, est le seul à avoir négocié le virage hippie des années 60, devenant le porte-parole d’une génération. Omnivore records publie ici un objet surprenant : trois sessions, avec autant de formations différentes, enregistrées en 1971, 1976 et 1981, qui encapsulent les mots irrévérencieux et fulgurants de l’auteur de Howl, ici chanteur improvisé, et où apparaissent Bob Dylan et le violoncelliste Arthur Russel. Avec son blues-folk déglingué, The Last word on first blues a tout du bricolage beat, à la fois mordant et drôle, poétique et politique, sexuel et organique.