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Jean-Christophe Le Saoût aka Wax Tailor devient, au milieu des années 2000, l’un des premiers français à véritablement briller dans le domaine d’un hip-hop downtempo abstrait et éminemment cinématographique qui était jusqu’alors l’apanage de DJ Shadow et autres Amon Tobin. Fou du sampling, chercheur infatigable de sonorités évocatrices, entre beats efficaces et ambiances planantes, Wax Tailor fait sensation avec le superbe Tales of the forgotten melodies en 2004, s’entoure de quelques voix (Charlotte Savary, Marina Quaisse) et revisite sans cesse le jazz, le hip-hop, la soul, le rock au fil de ses albums. Avec By any beats necessary, il ajoute le blues à ses matériaux de cire.

Inspiré par un road-trip effectué dans le Sud des États-Unis et dont il parvient à retranscrire l’atmosphère, entre réalité et imaginaire personnel, il s’entoure de figures de la scène indépendante telles que Lee Fields, R.A. The Rugged man ou Ghostface killah, pour un cinquième opus toujours aussi magnétique.

Le 7 décembre à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette
www.rockhal.lu