Tag "Portraits refaits"

Libre sur la place

© Illustration : Philippe Lorin « Roger Mossovic était très avant-gardiste, il exposait dans sa librairie des tableaux et, déjà, il faisait venir des auteurs, ce qui ne se faisait pas à l’époque ». Françoise Rossinot, pilier du Livre sur la Place et déléguée générale de l’Académie Goncourt, évoque les années 70 et 80. Elles ont vu naître et grandir, d’abord modestement, une manifestation aujourd’hui premier rendez-vous national de la rentrée littéraire.

Humain et terrien

© Illustration : Philippe Lorin C’est une belle règle du monde politique qui veut qu’au départ d’un des leurs, d’un des serviteurs de la République, les divergences soient tues. Ce qui réunit prend le dessus, les hommages sont taillés dans la compassion, la sympathie, le respect, pour les uns, l’amitié, la fidélité, l’admiration pour d’autres. Quelques-uns offrent leur silence, un message à interpréter diversement. La lecture de l’ensemble des propos

Oser Joséphine

© Illustration : Philippe Lorin Gault et Millau, Poiret et Serrault, Giscard et d’Estaing, duos indissociables du Testamour de Dutronc(1). Il aurait pu coller dans sa chanson Paul Colin et Joséphine Baker. Les destins du Lorrain et de la Missourienne sont très liés. Joséphine Baker fut l’image des Années Folles, drôle et exceptionnelle meneuse de revues. Paul Colin fut un des grands affichistes français, mondialement reconnu. Il naît à Nancy

Messin malgré lui

© Illustration : Philippe Lorin C’est assez monumental ce que le moine, médecin et écrivain François Rabelais a laissé à la France et, plus vastement, au monde des lettres et des pensées. « Le plus imaginatif des écrivains de la Renaissance »(1) était un sceptique joyeux – « on n’apprend bien qu’en se distrayant » –, bon vivant, pacifique, curieux, humble : « il a critiqué ceux qui ne connaissent ni la peur, ni les limites humaines.

La Lorraine de Giscard

© Illustration : Philippe Lorin Depuis 38 ans, il porte avec élégance le pull-over fin et le titre d’«ex». Depuis le 21 mai 1981 et sa sortie de l’Élysée, à pied et sous les vivats et sifflets mêlés. Valéry Giscard d’Estaing aura cent ans dans un septennat, et toujours aucun signe de ramollissement, aucune gaffe à se faire pardonner pour fait d’âge canonique. Aujourd’hui, l’ancien président de la République (1974-1981) parle peu, parle

Mère des Algériens

© Illustration : Philippe Lorin Qui a conçu le drapeau algérien ? Probablement la Lorraine, native de Neuves-Maisons, Émilie Busquant. Mais la réponse n’est pas si simple. Récemment encore, deux médias algériens s’interrogeaient. Le quotidien El Watan questionnait « des hommes politiques, des décideurs, des historiens » sur l’origine du drapeau : « Jamais une telle interrogation n’a suscité peut-être autant de malaise et de gêne. Certains avouent humblement ne pas le savoir. Pour d’autres,

Ministre en 4L

© Illustration : Philippe Lorin Il ne le mérite pas et pourtant, Jean Laurain n’est plus capté par les détecteurs de mémoires. Qui sait, hors ses anciens compagnons de route, les historiens des années quatre-vingt et les habitants de la rue Jean-Laurain, qui était cet homme ? « Il était une force morale, un théoricien du partage, fondateur des MJC – Maisons des Jeunes et de la Culture – en Moselle et

Homo Voituriens

© Illustration : Philippe Lorin Le Meusien Nicolas Joseph Cugnot, né à Void-Vacon en 1725, est désigné souvent comme l’inventeur de l’automobile, auteur de « la première réalisation d’un véhicule terrestre à vapeur, un tracteur pour le transport des canons » (Encyclopedia Universalis), « premier homme à avoir réussi à créer un véhicule capable de se déplacer par ses propres moyens » (Benoît Charette, chroniqueur automobile), créateur de « la première auto-mobile de l’histoire » (association

Violon et vitriol

© Illustration : Philippe Lorin On peut revisiter la vie de Paul Verlaine en sortant les violons. Ou le vitriol. C’est au choix. Mais avant de s’amouracher ou d’envoyer au diable le « poète maudit », étalons quelques faits indiscutables. Paul-Marie Verlaine naît à Metz le 30 mars 1844, au numéro 2 de la rue de la haute pierre, dans une famille de la petite bourgeoisie. Son papa, Nicolas-Auguste, est capitaine de

PAULETTE ET EMMANUELLE

© Illustration : Philippe Lorin Pour plaire aux amateurs de contes de fées, on pourrait raconter comme un hasard l’immersion dans l’univers du théâtre et du cinéma de Paulette Riva, devenue plus tard Emmanuelle Riva, l’une des actrices françaises mondialement connues. Paulette Riva naît et parcourt son enfance à Cheniménil, entre Épinal et Gérardmer. Elle se prépare au métier de couturière. Acte I, scène I du conte : son papa, peintre en