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Catherine II de Russie : « La Sémiramis du Nord »

© Illustration : Philippe Lorin par Marc Houver « Une des meilleures têtes d’Europe », aux dires de Diderot. Une despote éclairée, selon le jugement du tribunal de l’Histoire. La réalité du règne de Catherine II, femme battue devenue impératrice de Russie de 1762 à 1796, après avoir destitué et éliminé physiquement son mari, oscille entre ces deux réalités. Femme de pouvoir, elle place son pays sur les rails de la modernisation. Le

Les accords de Munich : chronique d’un « lâche soulagement »

par Marc Houver Les années 1930 sont marquées en Europe par l’ascension d’Hitler au pouvoir. Devenu chancelier du Reich en 1933, le dictateur multiplie les initiatives, souvent en rupture avec le traité de Versailles de 1920, qui toutes fragilisent la paix internationale. Une stratégie agressive hors des frontières qui met en lumière l’incapacité de la France et du Royaume-Uni à s’opposer aux visées hégémoniques et absolutistes de l’Allemagne nazie. La crise des Sudètes,

Robert Schuman : l’Europe en âme

par Marc Houver   En portant sur les fonts baptismaux, le 9 mai 1950, la Communauté économique du charbon et de l’acier (C.E.C.A.), Robert Schuman a très largement contribué à faire avancer l’idée et la construction européennes. L’homme politique mosellan était convaincu que le rapprochement des peuples passe par la mise en œuvre d’institutions capables de porter les intérêts partagés des États. Originaire du pays des trois frontières, pétri de culture allemande, luxembourgeoise

Raymond Aron : la nuance radicale

par Marc Houver   Un vigile sur une vigie. Ainsi pourrait-on décrire Raymond Aron. L’intellectuel aux multiples talents, a été l’un et l’autre tout au long du vingtième siècle. En se plaçant systématiquement à l’ubac de la pensée dominante, il a assuré tout à la fois une fonction de veille et d’éveil. De sa sortie de Normale Sup, rue d’Ulm à Paris, à son dernier souffle, il a guetté toutes les déviances de

Les causes de 1914-1918 : quand rôde la guerre

© Quatrième de couverture du Petit Journal du 12 juillet 1914. / Droits réservés   par Marc Houver Aucun événement particulier ne permet à lui seul d’expliquer l’embrasement total de l’Europe pendant les quatre années de la guerre de 1914-1918. Comme tout bouleversement majeur de l’Histoire, il est le fruit des décennies passées et le résultat mécanique d’un enchaînement de causalités qui ont emporté toute une génération dans un vortex meurtrier et sanglant

Charlemagne : phare de la Chrétienté

Buste de Charlemagne, dans le trésor de la cathédrale d’Aix-la-Chapelle © Euregiocontent/123RF.COM par Marc Houver L’Empire romain disparu en 476, le barycentre de la vie intellectuelle et artistique se déplace à l’Est de la Méditerranée. Des États organisés et puissants y prospèrent. Byzance s’impose comme capitale de l’Empire romain d’Orient. Mais l’Islam conquérant vient bousculer cet équilibre. Les troupes musulmanes se retrouvent aux portes d’une Gaule mérovingienne qui se meurt lentement de l’inaction

Napoléon 1er : suggestions bibliographiques

DOSSIER SPÉCIAL NAPOLÉON 1ER Lorsqu’il est question de Napoléon 1er, la démesure s’impose comme norme et l’hyperbole comme figure de rhétorique commune. Tout est en effet prétexte à excès : on idolâtre ou déteste l’homme d’État, on fustige ou admire le militaire, on déifie ou diabolise le bilan d’à peine quinze ans de pouvoir et de domination sans partage. Même sa vie fulgurante semble surnaturelle, tout comme sa mort dont

« La Moselle et Napoléon »

DOSSIER SPÉCIAL NAPOLÉON 1ER Si l’Empereur appartient au patrimoine historique mondial, s’il est un acteur de l’épopée européenne, s’il personnifie un des plus grands chefs d’État que la France ait connu à ce jour et s’il est l’enfant chéri de la Corse, on sait sans doute moins qu’il est lié à la Moselle par une attache tout à fait particulière. Les amateurs de l’ère révolutionnaire et napoléonienne, qu’ils soient thuriféraires

La numérotation des maisons, héritage de Napoléon 1er

DOSSIER SPÉCIAL NAPOLÉON 1ER Constamment en mouvement et en production permanente de projets, Napoléon aimait à s’occuper de tout, jusqu’au moindre détail. On sait qu’il a été à l’origine de nombreuses innovations qui sont encore à ce jour inscrites dans nos existences et qui portent les noms de Conseil d’Etat, Préfectures, Conseils généraux, Code civil, Banque de France, Police nationale, internat des hôpitaux, Cours d’appel, Palmes académiques, Légion d’honneur etc. 

« Le 2 S » : commémoration d’Austerlitz

La bataille d’Austerlitz. 2 decembre 1805 (1810) – Toile de François Gérard (1770/1837)  Musée du Trianon (château de Versailles) / Crédits : © Photo RMN-Grand Palais DOSSIER SPÉCIAL NAPOLÉON 1ER   Austerlitz constitue sans aucun doute la victoire napoléonienne la plus prestigieuse, celle qui a contribué à forger la réputation d’invincibilité de la Grande Armée. Une bataille qui est, aujourd’hui encore, étudiée et enseignée dans toutes les écoles de guerre du