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Roulez jeunesse !

© Droits réservés J’aime les jeunes. Ou plutôt, j’aime la jeunesse. Pas par nostalgie d’un temps définitivement révolu. J’ai passé l’âge… J’aime la jeunesse pour ses potentialités et ses fougues à venir, annonciatrices d’un enthousiasme à faire. Je l’aime quand elle s’intéresse au monde et lève le nez de ses écrans. Je l’aime, quand elle interpelle et cherche à se projeter dans l’avenir, démontant, sans cynisme, les mécanismes d’une société

Vide de soi

© Droits réservés Décidément, même sur les sujets les plus graves, la société française est lente à s’emporter et prompte à s’enflammer. En témoigne, l’actualité récente : après être restée trop longtemps indifférente aux indices jugés anodins de l’antisémitisme du quotidien, elle s’est embrasée d’un coup, lorsque des symboles ont été touchés. Comme s’il y avait deux formes d’un même mal. D’un côté, celle, tolérable, qui vous permet, d’entretenir, dans les

Perle rare

© Droits réservés Comment débuter le premier éditorial de l’année sans avoir une pensée émue pour ce jeune migrant dont le corps sans vie a été retrouvé récemment dans la mer Méditerranée ? Un mort anonyme de plus, qui vient s’ajouter à la liste déjà trop longue de celles et ceux qui ont péri noyés, au moment de leur vaine tentative de rejoindre l’eldorado européen. Lorsque « lui » devient un autre soi, pour

La tête près du gilet

© Droits réservés Il est heureusement encore des situations où l’approche algorithmique de la réalité ne fait pas tout. Avec la crise des « gilets jaunes », les chantres du pseudo nouveau monde en ont fait l’amère et douloureuse expérience. Parce qu’il faut avoir l’humilité de l’admettre, même si l’on ressentait, depuis des mois maintenant, la montée d’une colère sourde, un peu partout dans le pays, aucun ordinateur, aucune intelligence artificielle n’imaginait

DÉSIR D’ALSACE ?

© Droits réservés Jacqueline Gourault, Ministre, particulièrement active, de la cohésion des territoires, a fait, ces derniers mois, d’incessants allers-retours entre Paris et Strasbourg. Qu’on se rassure, pas pour assouvir une passion immodérée pour les transports ferroviaires. Si elle a obtenu sa carte « grand voyageur » sur la LGV-Est, c’est parce qu’elle préparait, sur le terrain, la réponse de l’État à la demande des élus territoriaux de créer un

PRURIT DE LA PENSÉE

Il paraît que notre époque est populiste ! Il faut bien reconnaître que ce n’est pas faux. Le phénomène n’échappe pas aux médias, pour lesquels il constitue un effet d’aubaine qui nourrit les Unes les plus racoleuses. Idem pour les analystes et observateurs de la chose publique qui y trouvent de quoi s’en repaître. Tout comme la classe politique dans son ensemble, qui a compris, en France comme en Europe et

SIGNAL FAIBLE

© Droits réservés En cette rentrée 2018, si l’on fait abstraction de la récente et fracassante démission de Nicolas Hulot qui a pris tout le monde de court, la seule préoccupation immédiate des éditorialistes semble être la reconstruction du paysage politique français, après qu’il ait explosé, façon puzzle, lors des dernières élections présidentielles. La tempête de dégagisme exprimé il y a un an par tous ceux de nos concitoyens, nombreux,

NOUVEAU CONTRAT SOCIAL

© Droits réservés Laurent Fabius le disait en son temps (celui de l’ancien monde) en parlant du Front National : ce parti pose les bonnes questions, mais donne les mauvaises réponses. La formule vaut-elle aujourd’hui pour le Président de la République française ? Car force est de reconnaître qu’il ose toutes les questions, des moins contestables aux plus tabous, affichant par là sa volonté de bousculer la société jusqu’au plus profond de son

GLOBISH BOULGA

Boris Vian s’était ri du caractère par trop matérialiste et consumériste de son temps, à travers une chanson intitulée La complainte du progrès, dans laquelle on trouvait, notamment, « un frigidaire, un joli scooter, un atomixer, et du Dunlopillo, une cuisinière, avec un four en verre, des tas de couverts et des pell’ à gâteaux… ». Notre époque lui aurait peut-être inspiré une autre lamentation, éventuellement chantée, mais plus sûrement « rappée »

TRAIN DE RÉFORMES

Cette fois, ça y est, les hostilités sont officiellement lancées. Ou autrement formulé, voilà le Président de la République, Emmanuel Macron, prêt à en découdre et disposé à entrer dans le dur des réformes. Entendez par là, le dur des réformes sociales. Celles qui vont constituer le baromètre de la capacité du chef de l’État à mener le processus de déconstruction-reconstruction auquel il s’était engagé dans son programme électoral. Celles