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MY WOMAN d’Angel Olsen

(©DR) Se nichant dans les recoins sombres d’un folk-rock à vif traversé d’éclats de lumière, Angel Olsen, qui a débuté sa carrière dans le punk chrétien puis comme choriste au sein du groupe Mekons de Bonnie Prince Billy, s’affirme avec My woman comme une conteuse inspirée. Sa voix sait se faire vaporeuse et mystique (Intern), rock et affûtée (Shut up kiss me), profonde et déterminée (Not gonna kill you)… un

MOTHER de Jacky Terrasson & Stéphane Belmondo

Le pianiste Jacky Terrasson et le trompettiste Stéphane Belmondo se côtoient depuis une trentaine d’années, de leurs débuts à Paris dans le groupe du contrebassiste Pierre Boussaguet où l’on retrouva aussi Lionel Belmondo, puis dans les années 90 au sein du quintet de Dee Dee Bridgewater pour une tournée mondiale. Atteignant des sommets d’inspiration lors de leurs fréquents duos en live, où leur complicité humaine et musicale est tout aussi

IV – BADBADNOTGOOD

Le trio canadien Badbadnotgood est l’une de ces jeunes formations inarrêtables pour ce qui est d’inventer (ou de réinventer) une musique actuelle ne se posant aucune barrière. La meilleure façon de marcher pour accoucher de petites pépites telles que ce IV aux mécaniques bien huilées, où l’histoire croisée du hip-hop et du jazz est utilisée pour alimenter un album à l’énergie maîtrisée. Le calme des beats succède aux tempêtes cuivrées,

POSTCARDS FROM – Fiona Brice

Arrangeuse et violoniste pour Placebo, Kanye West, Anna Calvi ou Gorillaz notamment, Fiona Brice réalise son premier album solo avec ce Postcards from, où elle nous invite à visiter Berlin, Dallas, Glastonbury, Saint-Pétersbourg, Paris ou Tokyo par l’intermédiaire de morceaux écrits sur place. Pas véritablement de références directes à ces villes ou à leur culture musicale, pas d’exotisme « de carte postale » justement. La violoniste en propose simplement dix visions très

THE BRIDE – Bat for lashes

Après quatre albums aux accents électro-pop, la britannique Natasha Khan, chanteuse, femme-orchestre et tisseuse de mondes, revient à une folk ténébreuse, épurée et émotionnelle avec The Bride. L’album s’est bâti à partir d’une trame narrative précise, autour de l’histoire d’une femme dont le fiancé se tue en se rendant à leur mariage. Poussée par une envie irrépressible d’enregistrer à Woodstock, au cœur des montagnes et des grands pins, Natasha Khan

RADIO ONE Airelle Besson

Après son virevoltant et élégant duo avec le guitariste Nelson Veras sur le bien-nommé Prélude, la trompettiste jazz Airelle Besson forme un nouveau quartet avec Benjamin Moussay au piano, clavier et Fender Rhodes, Fabrice Moreau à la batterie et la chanteuse suédoise Isabel Sörling. Radio one est le prolongement, attendu par la jazzosphère, d’une année 2015 qui a tout de la consécration pour la jeune musicienne, avec le prix Django

BRUITS DE FOND

(© DR) Le collectif à géométrie variable Azeotropes puise dans les pratiques et les histoires croisées du jazz, de la musique contemporaine et expérimentale ou du rock pour proposer des mélanges détonants, du trio jusqu’au grand ensemble. Leur dernier projet, Mémoires ouvrières, s’appuie sur des textes de Denis Jarosinski revenant sur ses souvenirs d’enfant de mineur, mis en musique par un quintet guitare, saxophone, batterie, violon et piano Rhodes. Le

MARIE ET LES NAUFRAGÉS B.O. – Sébastien Tellier

Sébastien Tellier met ses claviers et sa folie douce au service du film Marie et les Naufragés de Sébastien Betbeder. Si le grand bonhomme s’est taillé une réputation de personnage excentrique, qu’il aime à cultiver (on se souvient du gourou de God is blue), il est avant tout un poète qui aime les compositions lyriques, bizarroïdes, toujours enivrantes. Après l’exotique L’Aventura, il revient aux fondamentaux et distille de petites beautés

THEY MOVED IN SHADOW ALL TOGETHER – Emily Jane White

Émily Jane White est née sous le soleil californien, mais sa voix semble venir des limbes. Délicate et aérienne, elle porte une folk un peu glacée mais réchauffée par des rayons de soleil perçant la brume. Sur ce cinquième album, elle élargit ici sa palette vocale, assure les chœurs et se fait plus envoûtante que jamais. Elle aborde aussi des thèmes plus engagés avec l’hymne antiraciste The Black dove et

JOLLY TROUBLE – Gablé

À l’image de la typographie en montagnes russes du nom du groupe et des titres de ses chansons, GaBLé bâtit album après album une grande fête foraine folk bricolée, pleine de surprises et excentrique. Mais ici l’auditeur n’est pas un cobaye pour laborantins farfelus : plus encore que ses trois prédécesseurs, JoLLy TrouBLe, sur le label nancéien Ici d’ailleurs, cisèle une pop joyeuse et intelligente qui tient le cap au milieu d’un