SUITE-FRANÇAISE (© DR)

Suite française est d’abord l’histoire du roman éponyme dont il s’inspire, et qui avait remporté le Prix Renaudot il y a dix ans. Un livre sauvé de l’oubli grâce à la fille d’Irène Némirovsky, morte à Auschwitz 1942, qui a découvert les romans écrits par sa mère pendant sa captivité. L’un deux, intitulé Dolce, est celui qui a nourri le récit mis en scène par Saul Dibb et qui raconte la vie sous l’Occupation dans un village de France. Si l’œuvre de la romancière a connu un vif succès, il n’est pas certain que son adaptation au cinéma connaisse le même sort, tant on a du mal à se laisser emporter par cette romance (entre une Française juive et un officier allemand) qui manque cruellement d’émotion. D’autant que, pour ne rien arranger, les acteurs sont loin d’être convaincants, à commencer par l’Américaine Michelle Williams et le Belge Matthias Schoenaerts, qui campent le couple naissant dans cette production à la mise en scène sobre, où l’on retrouve aussi Lambert Wilson et Kristin Scott Thomas. Bref, à oublier.