William Z. Villain est un véritable sorcier rompu aux magies de tous les continents. (Photo : © Mary Stephan)

Sa musique, qui a retourné le monde du blues à la sortie de son premier album éponyme en début d’année, mêle racines américaines, tempos afro-cubains, influences latino et méditerranéennes : le son de Benjamin Bill, de son vrai nom, est un sortilège changeant. L’étrangeté plane en continu au fil de ses ballades sous influence, accouchant de petits tubes bizarroïdes qui captivent instantanément. Il donne de sa voix protéiforme au milieu des fantômes, offrant un blues mutant, habité, à la fois authentique et singulier. Et très beau.

C’est grâce à un billet Wisconsin-Calvados que la brume distillée par la guitare à huit cordes du Villain a atteint l’Hexagone, plus précisément du côté du label Normandeep blues records, qui nous a également fait découvrir Bror Gunnar Jansson, Konrad Wert alias Possessed by Paul James ou encore les nancéiens d’Hoboken division, auxquels nous consacrons un article dans ce numéro.

Le 18 novembre au Gueulard plus de Nilvange
www.legueulardplus.fr