Le bûcher de Moorea de Patrice Guirao dévoile l’enfer au cœur du paradis des lagons polynésiens. Deux jeunes femmes mènent l’enquête. Aux éditions Robert Laffont « La bête noire ».

Dans le lagon de Moorea, les eaux calmes et bleues bercent quelques voiliers tranquilles. Les cocotiers dansent au vent. Les tiarés exhalent leur parfum. La carte postale est belle, sereine. Pourtant, à l’abri de la forêt, des flammes se fraient un chemin vers le ciel. Lilith Tereia, jeune photographe, tourne son appareil vers le bûcher. Et les clichés vacillent. Devant son objectif, c’est l’enfer au paradis : des bras, des jambes, des troncs se consument. Et quatre têtes. Pour quels dieux peut-on faire aujourd’hui de tels sacrifices ? Avec Maema, journaliste au quotidien de Tahiti, Lilith est happée dans le tourbillon de l’enquête. Les deux vahinés croiseront le chemin d’un homme venu de France chercher une autre vie. Un homme qui tutoie la mort. C’est le pitch de Le bûcher de Moorea, roman noir ou polar « noir azur » comme sont, parfois, désignés les romans policiers qui non seulement se passent sous des cieux tropicaux mais s’enracinent dans la vie, dans la réalité de cette partie du monde. Sombre, diabolique, pervers ou brutal sont autant d’adjectifs qui collent « à la peau » de ce roman passionnant que l’on peine à lâcher tant il tient en haleine. Patrice Guirao a déjà fait montre de tout son talent en matière de thriller avec À la lueur du sang, paru en 2015. Il est également l’auteur de la saga de romans noirs et humoristiques Al Dorsey, le détective de Tahiti (qui a fait l’objet d’une série TV). Il a aussi écrit des chansons pour Florent Pagny, Pascal Obispo, Jane Birkin ou encore Johnny Hallyday, ainsi que des comédies musicales, dont Les Dix Commandements, Cléopâtre, Le Roi Soleil, Mozart, L’Opéra rock.