(Photo : Dominique Wein et Thierry Cahn, respectivement Directeur Général et Président du Conseil d’Administration de la BPALC, lors de la présentation des résultats 2015. © A. Mébarki)
Malgré un contexte réglementaire et économique difficile, la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne affiche de bons résultats pour 2015. La BPALC a également investi dans ses ressources humaines et dans différents outils afin de conforter sa croissance et continuer à soutenir l’économie régionale.

« Nous enregistrons des résultats solides dans un environnement difficile, historiquement parlant », a souligné Dominique Wein, directeur général de la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC) lors de la présentation des résultats 2015 de la banque. Un environnement « historiquement difficile » car à l’économie qui peine à redémarrer et à l’inflation réglementaire, s’ajoutent des taux d’intérêts extrêmement bas qui rognent la marge d’intérêt. « Nos comptes sont solides et nous confortent dans la stratégie adoptée lors de la fusion des banques (en 2014) », a également souligné Thierry Cahn, président du Conseil d’administration de la BPALC qui est aujourd’hui la deuxième banque du réseau des Banques Populaires. Concrètement, la solidité se confirme au travers de quelques chiffres. Le produit net bancaire (PNB) consolidé (IFRS) a atteint 564,1 millions d’euros, en progression de 0,4%. Le résultat net social est de 65 millions d’euros (+4,2%). Le capital social détenu par 320 000 sociétaires est de 902 millions d’euros, en hausse de 79 millions d’euros. Le ratio de solvabilité s’élève quant à lui à 19,5%, soit deux fois plus que l’exige la réglementation. « Avec 16,4 milliards d’euros d’encours de crédits accordés, nous figurons au premier rang de toutes les Banques Populaires. L’an dernier, nous avons injecté 3,6 milliards d’euros dans l’économie régionale soit 1,1 milliard en faveur des entreprises et des professionnels et 2,5 milliards pour les particuliers » a précisé le directeur général. « Respecter ses valeurs de banque coopérative et d’entreprise responsable à visage humain »Dernière information chiffrée, la BPALC qui emploie 2 877 collaborateurs a également continué à embaucher 153 personnes en CDI et 135 apprentis. Si les résultats financiers sont au rendez-vous, la banque a également poursuivi ses investissements afin de préparer l’avenir. « En 2015, la BPALC a investi et réalisé des travaux dans 35 entités (sur un total de 272 agences et centres d’affaires) dont la plupart sont des rénovations lourdes, tant en Alsace qu’en Lorraine et en Champagne, pour offrir le meilleur accueil à ses clients et sociétaires » précise la banque. Les travaux du siège de la BPALC à Metz évoluent également comme prévu avec l’inauguration de la première phase (2/3 du chantier) à l’automne prochain et de l’ensemble du bâtiment un an plus tard. Différents bâtiments à Strasbourg et Mulhouse seront prochainement opérationnels. D’importants efforts ont également été consentis dans le domaine de la formation (6,1% de la masse salariale y sont consacrés contre 1% obligatoire), dans le digital (voir ci-contre) et en matière de RSE (responsabilité sociale des entreprises), la Banque portant un ambitieux projet visant à réduire son « empreinte coopérative et sociétale » évaluée à 5 036 027 euros en 2015 via toute une palette d’actions responsables qui la place au premier rang des Banques Populaires. « Cette démarche démontre la volonté de la BPALC de respecter ses valeurs de banque coopérative et d’entreprise responsable à visage humain et de les illustrer par une implication concrète dans toutes les arcanes de sa politique sociétale » souligne la banque qui, pour la présentation de ses résultats début mai, avait organisé une visioconférence depuis son siège messin afin de limiter les déplacements de ses équipes et des journalistes installés en Alsace et en Champagne. Et 2016 ? Dominique Wein confie l’aborder avec confiance. Les résultats du premier trimestre s’inscrivent d’ailleurs dans la continuité de 2015. Mais si la banque se donne les moyens de ses ambitions, elle ne maîtrise pas tous les paramètres. « Pour l’heure, nous conservons les objectifs que nous nous sommes fixés pour 2017. Les atteindre sera difficile mais pas impossible. Pour dégager davantage de marges, érodées par les taux bas, il nous faut développer nos valeurs de crédit, améliorer nos commissions dans l’ensemble de nos métiers, en banque et en assurance, et mieux nous positionner dans certaines activités, je pense notamment au crédit-bail qui offre encore du potentiel. Mais l’avenir à court terme est également lié à l’évolution de la conjoncture économique, si la reprise se confirme, ce sera effectivement plus simple », conclut le directeur général.


L’AVENIR PASSE PAR LE DIGITAL

Le numérique va considérablement bouleverser le monde bancaire dans les années à venir. La BPALC s’y prépare. La banque a équipé ses équipes de tablettes numériques et d’outils digitaux, elle a investi pour équiper 70 agences de son réseau en affichage numérique, elle accompagne et forme ses collaborateurs aux nouvelles attentes de la clientèle en termes de services à distance. En 2015, 4 millions d’euros ont été investis dans la transformation digitale de ses métiers. Mais la révolution digitale va bien au-delà. Certaines Fintech (terme né de la contraction de finance et technologie) ambitionnent de se positionner comme des alternatives aux banques traditionnelles, quitte à sérieusement bousculer l’ordre établi. « Nous sommes bien évidemment attentifs à ces changements. Au niveau régional et national, des réflexions sont initiées afin de suivre et d’anticiper ces évolutions. L’essor du crowdfunding par exemple, fait l’objet d’attentions particulières. En ce qui nous concerne, la BPALC se positionne comme un partenaire des acteurs et des start-up impliqués dans le digital via des partenariats avec l’Université notamment », souligne Dominique Wein.