(© L’Estrade)
La SNCF fait savoir que des TER vont rester à quai, faute de conducteurs, ce sera notamment le cas en Acal. Philippe Richert, le président de la Région est monté au créneau.

Difficile à comprendre compte tenu de la taille de l’entreprise, qui possède assurément un service RH très étoffée, mais la SNCF aurait donc quelques difficultés à se projeter dans l’avenir. Dans différentes régions de France, la grande maison du rail concède connaître des problèmes d’effectifs en ce qui concerne les agents de conduite. Pas faute de candidats apparemment. Mais la durée de la formation (18 mois) et l’examen, compliqué à décrocher, fait qu’il ne reste plus grand monde à la sortie. Certes. Mais, cela aussi, cela s’anticipe. Bref, la conséquence de ce loupé fait que des trains sont supprimés, purement et simplement. C’est le cas en Aquitaine et dans le nord de la France où le groupe annonce, entre le 7 mars et le 16 avril 2016, 30 trains supprimés par jour en moyenne, sur les 1 250 qui roulent quotidiennement dans la région Nord-Pas-de-Calais et en Picardie. Mais c’est aussi le cas en Acal où des suppressions quotidiennes de plusieurs trains régionaux sont annoncées à compter du mois d’avril pour plusieurs mois, tout particulièrement en Lorraine. Une nouvelle qui passe mal du côté de la Région. Philippe Richert, Président de la Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, s’est fendu d’un courrier à Guillaume Pepy, le président de la SNCF, pour lui faire part de son mécontentement. Il appelle également le dirigeant « à tout mettre en œuvre, non seulement pour proposer immédiatement aux usagers un service de substitution pour l’ensemble des trains supprimés, mais aussi pour rétablir au plus vite et de manière pérenne ces trains qui sont essentiels à la desserte des territoires de notre grande Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine » précise le communiqué qui accompagne le courrier. Sur ce plan, Philippe Richert s’inscrit dans le sillage, de Jean-Pierre Masseret, ex-président de la Région Lorraine, qui en décembre dernier, montait encore (une énième fois) au créneau pour dénoncer la dégradation du service et notamment, la suppression de trains.