DOSSIER INNOVATIONS : ÉCO’INN (6/7)

SkyTran : c’est le nom d’un projet de déplacement urbain développé par une société californienne. Actuellement testé à Tel Aviv, en Israël, le concept vise à transporter des passagers dans une bulle rapidement et écologiquement.

skytran2 (© Skytran)Comment être à la fois rapide, écologique et innovant dans le domaine du transport ? La société californienne SkyTran a choisi de relever le challenge. En collaboration avec la Nasa et l’IAI (Israel Aerospace Industries), elle a développé SkyTran, un moyen de transport qui repose sur la technologie de lévitation magnétique. Les premiers à bénéficier de ce système de transport de personnes à grande vitesse seront les habitants de Tel Aviv en Israël où une expérimentation grandeur nature est en cours. Les avantages de ce nouveau type de transport sont nombreux. Rapide, le train se déplace jusqu’à 100km/h suspendu à un rail au niveau du toit. Autonome, aucun conducteur ne le manœuvre. Individuel, il est possible de privatiser sa cabine car elle accueille de 1 à 6 passagers. Pratique, une cabine peut être réservée à l’avance. Elle attendra le passager à la station de son choix et le déposera à sa destination directement, sans aucun arrêt ni changement. Enfin, cette innovation se veut économique. Les coûts de fabrication, d’installation et de maintenance sont faibles, 58 millions d’euros de prévu sur le projet de Tel Aviv. En tout cas, moins que ceux d’un simple tramway. Les billets individuels seront ensuite vendus à 5 dollars (soit 3,5 euros), avec des possibilités d’abonnement et de réductions. Pour le moment, le projet est en phase de test sur le campus de l’IAI. Une fois le système validé, il sera étendu à toute la ville d’est en ouest, d’ici 2016. D’autres projets SkyTran sont également à l’étude à Toulouse, dans le Kerala (en Inde) dans la baie de San Francisco (Californie). En attendant, trois lignes dans le monde fonctionnent grâce au système de lévitation magnétique : le Transrapid de Shanghaï (30 km), le Linimo à Aichi au Japon (9 km) et le parc des expositions de Daejeon, en Corée du Sud (1 km)


ZEN SOYONS ZEN !

Courir dans tous les sens et vouloir être au top en toutes circonstances, génèrent du stress. Nous n’arrivons plus à être zen et à retrouver notre calme. Heureusement, de nouvelles technologies vont pouvoir nous y aider. Le grand prix de l’innovation qui s’est tenu à Paris en décembre 2014, a récompensé la société Dreem dans la catégorie santé/bien-être. Cette entreprise a développé un bandeau connecté : Dreem Headband. Il permet d’accroitre la durée et la qualité du sommeil profond. Porter ce bandeau diminue la sensation de fatigue et augmente les capacités cognitives au réveil (engendrant une meilleure concentration et une meilleure mémoire). Pour le moment, le produit est en phase de prototypage. Il sera accessible aux consommateurs sous la forme d’un bandeau connecté associé à une application smartphone permettant un suivi de la qualité du sommeil. Autre objet présenté au Consumer Electronics Show de Las Vegas cette fois, le Melomind. Ce casque élaboré par la start-up parisienne myBrain peut être utilisé n’importe où, chez soi, comme au bureau. Il analyse le niveau de stress au moyen d’électrodes placées à ses extrémités. En fonction de l’état dans lequel on se trouve, il émet une musique préalablement définie. Une séance de 15 minutes est alors suffisante pour se sentir plus relaxé. L’utiliser régulièrement augmente les effets positifs. Les résultats sont visualisables sur un smartphone. Ce casque n’en est lui aussi qu’au stade de prototype. Mais il sera commercialisé en septembre 2015 au prix de 299 dollars.


L’HOMME QUI VALAIT 3 MILLIARDS

MAIN-BIONIC (© 123RF)L’homme de demain pourrait bien ressembler à Steve Austin, L’homme qui valait trois milliards. En attendant de pouvoir courir plus vite que son ombre ou de transporter des menhirs (à chacun ses idoles), les personnes amputées vont déjà retrouver la sensation de leurs membres perdus. Les recherches se sont développées en la matière tant au niveau européen que sur le continent nord-américain. Un projet européen réunissant des hôpitaux et universités suisses, italiens et allemands a tout d’abord permis à un patient danois de retrouver le sens du toucher grâce à une main bionique. Les chercheurs ont équipé la prothèse de capteurs qui réagissent à la tension de tendons artificiels. Le système transforme en courant électrique les informations émises lorsque le patient manipule un objet. Les messages sont ainsi transmis aux électrodes greffées sur les nerfs du bras du patient, rétablissant le sens du toucher. Outre Atlantique, c’est un Américain amputé de ses deux bras, depuis plus de 40 ans, qui a réussi à se servir de bras bioniques rien qu’en les contrôlant par la pensée. Pour rendre cela possible, les scientifiques, chirurgiens et experts en robotique de l’Université John Hopkins de Baltimore, dans le Maryland, ont mis au point des algorithmes capables d’interpréter les informations transmises par le cerveau afin de mettre en mouvement les prothèses. « En réaffectant les nerfs existants, nous pouvons permettre aux gens qui ont eu des amputations des bras de contrôler leurs prothèses rien qu’en pensant à l’action qu’ils veulent exécuter », explique le chirurgien Albert Chi.