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Le sénateur Jean-Louis Masson a fait s’activer les réseaux sociaux, courant mai. Belle exposition si ce n’est que l’élu s’est fait allumer pour son « sens du bon sens » qui l’a poussé à déposer un amendement invitant la police à cibler ses contrôles.

« Ainsi dans la mesure où la totalité des attentats terroristes sont de musulmans extrémistes, il est normal que dans un but de dissuasion des attentats, on contrôle plutôt les personnes de cette religion que les personnes d’autres religions. De même, si on recherche des trafiquants de drogue, il est plus pertinent de contrôler des personnes qui se promènent en survêtement avec une capuche plutôt que des personnes en costume-cravate », a déclaré le sénateur divers droite Jean-Louis Masson, au Sénat, le 12 mai dernier. Une intervention qui a fait qu’il a eu droit à son moment de célébrité sur France Inter dans la chronique de l’humoriste Guillaume Meurice. Jean-Louis Masson a notamment apporté ces quelques précisions (face à un intervieweur un peu taquin il est vrai). « Il est logique de contrôler des Musulmans lorsque l’on cherche des terroristes musulmans. Parce qui si l’on cherche des terroristes musulmans en contrôlant des Catholiques, a priori on ne les trouvera pas ». « Mieux vaut contrôler un barbu en djellaba qu’un évêque en soutane ». « Si vous voulez m’expliquer que pour attraper des terroristes musulmans, il faut aller contrôler des grands-mères dans des maisons de retraite, moi je veux bien ». « Mieux vaut contrôler des gens qui parlent arabe que des gens qui parlent allemand ». « Si vous voulez arrêter les auteurs de hold-up en traction avant, la logique, c’est de contrôler les gens qui roulent en traction avant ». Bref. En proie aux idées fixes, le Mosellan Jean-Louis Masson s’était déjà illustré ces derniers mois avec d’autres interventions. En octobre 2015, il avait notamment déclaré en plein hémicycle que « l’immigration d’aujourd’hui, ce sont les terroristes de demain »…