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Lors d’une séance au Parlement régional, le Landtag, les élus mosellans et sarrois ont fait front commun pour le développement d’une ligne de train Sarrebruck-Luxembourg passant par la Moselle. C’était sans compter, côté français, sur la compétence en la matière de la Région Grand Est…

Cest un projet qui compte de nombreux soutiens des deux côtés de la frontière et qui pourtant a peu de chances d’aboutir : la réalisation d’une ligne de train Sarrebruck-Luxembourg en passant par Bouzonville et Thionville. Ce projet n’est pas nouveau et consisterait à remettre en état une ligne fermée aux voyageurs en 2016 et sur laquelle circulait la Niedtalbahn. Au cours des dernières années, la Région Grand Est ne semblait guère intéressée par la relance de cette ligne. Au contraire, le Président du Département Moselle, Patrick Weiten, n’a de cesse de lui chercher des soutiens. Cet automne, il a senti un moment opportun pour relancer le projet lorsque Jean Rottner, Président de la Région Grand Est s’est dit ouvert à une étude de faisabilité. Ni une ni deux, Patrick Weiten a sauté sur l’occasion avec un objectif précis et un timing serré : faire inscrire la relance de cette ligne dans le contrat de plan État-Région d’ici décembre. Afin de démontrer l’entente transfrontalière à ce sujet, il est venu, accompagné des maires des communes françaises concernées, témoigner de l’importance du projet devant la commission des affaires européennes du Parlement régional sarrois.  Au cours de cette séance exceptionnelle, de nombreux élus sarrois ont également plaidé pour la relance de la Niedtalbahn. Un beau consensus franco-allemand donc lors de cette séance publique. Seulement voilà, c’était sans compter sur la représentante de la région Grand Est, Evelyne Isinger, conseillère régionale déléguée au transport transfrontalier, qui a rapidement mis fin à l’enthousiasme général. Certes, la région n’est pas fermée à une étude de faisabilité. En revanche, concernant les investissements, le projet ne fait absolument pas partie de la liste des priorités de la Région. Et comme c’est cette dernière, et non le Département de la Moselle, qui détient les compétences en ce domaine, la deuxième vie de la Niedtalbahn semble bien compromise.