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La Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne est la première grande entreprise du Grand Est à avoir signé la charte Cancer@Work. La banque renforce ainsi son arsenal de mesures visant à assurer le bien-être de ses collaborateurs en optimisant l’accompagnement de ses salariés souffrant d’un cancer ou d’une maladie chronique.

Cancer. Le mot fait peur mais il est important d’en parler, de tout mettre en œuvre pour que celui ou celle qui doit composer avec la maladie puisse en parler, se savoir entouré(e) et soit accompagné(e). Cela vaut dans la sphère familiale. Mais cela doit être également le cas dans le monde professionnel.

C’est en tout cas la conviction de la BPALC (Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne) qui est la première grande entreprise du Grand Est à avoir signé la Charte Cancer@Work. « Comme le confirment les multiples actions opérées dans le cadre de sa politique RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), la Banque est attentive au bien-être de ses collaborateurs. Mais il nous a semblé important d’aller plus loin et de fixer un cadre plus formel en ce qui concerne la façon dont nous accompagnons un collaborateur souffrant d’un cancer ou d’une longue maladie et la manière dont on gère une telle situation en interne. L’ambition est de faire évoluer les mentalités, de guider les managers afin qu’ils sachent comment se comporter tant avec leur collaborateur malade qu’avec le reste de leur équipe. Nous souhaitons favoriser la mise en place d’un environnement favorable aux personnes concernées par la maladie », explique Pascal Sornette, Directeur des Ressources Humaines (DRH) de la BPALC.

L’ambition est de faire évoluer les mentalités, de guider les managers afin qu’ils sachent comment se comporter tant avec leur collaborateur malade qu’avec le reste de leur équipe.Cette approche à la fois solidaire et pragmatique se concrétise par des actions de sensibilisation, la mise à disposition prochaine de guides de « bonnes pratiques » mais aussi de l’agilité sur le plan organisationnel afin de mettre en place, au sein de la banque, des solutions personnalisées à chaque cas. « Cela passe, avant tout, par de la confiance mutuelle. Tous les collaborateurs de la Banque doivent savoir qu’en cas de problème de santé, nous sommes à leur écoute. La personne qui se soigne pour un cancer est engagée dans un long processus. Mais, lors de son traitement, elle est souvent désireuse de conserver un lien avec l’entreprise. Ensemble, nous allons trouver des solutions pour entretenir cette relation. Nous nous engageons dans un dialogue permanent et aménageons son temps de travail compte tenu de l’évolution de sa santé, notamment lorsqu’à l’issue de son traitement, elle souhaite reprendre progressivement une activité professionnelle normale », précise le DRH.

Pour optimiser son action en matière d’accompagnement de ses collaborateurs devant faire face à la maladie, la BPALC bénéficie de l’adhésion totale de la direction de la Banque, à commencer par le soutien de son Directeur Général Dominique Wein. Elle s’appuie également sur différents partenaires comme les associations Cancer@Work et les Essenti’Elles de BPALC. Créée en 2012 au sein de la banque, cette association qui fédère plus d’une centaine de femmes managers de la BPALC, est d’ailleurs à l’initiative de la signature de cette charte Cancer@Work.


REPÈRES

1 000 personnes apprennent chaque jour qu’elles ont un cancer dont 400 travaillent.
41% des actifs déclarent connaître au moins un salarié touché par le cancer (58% dans les grands groupes). Près du quart d’entre eux a connu un cas de cancer dans son équipe (23%).
Seuls 50% des salariés pensent que l’entreprise offre les mêmes possibilités de carrière pour les actifs malades.
Dans 53% des cas, la personne malade n’a pas été remplacée et la charge de travail a été répartie sur l’équipe. La maladie impacte donc également les équipes.
48% des actifs et 56% de ceux ayant eu un cancer souhaiteraient bénéficier de plus de renseignements.
Pour 55% des actifs il est difficile, pour un salarié touché par le cancer, de révéler sa maladie (contre 73% en 2013).

(Source : Baromètre Cancer@Work 2016)