Dans son nouveau livre, L’Étendard et la rose, aux éditions Presses de la Cité, Gilles Laporte raconte le parcours et la vie romanesque d’un homme blessé, qui va grandir, grâce à l’amour des femmes et de l’écriture.

gilles-laporte-2 (©DR)« Fils de Boche ou d’Amerlock ? » C’est la question qui obsède Louis Delhuis, orphelin meurtri qui est obsédé par le secret de sa naissance. Une autre obsession le taraude, la passion de l’écriture. Lui le petit-fils d’instituteurs vosgiens ambitionne de devenir écrivain. De l’arrière-grand-mère Rose-Victoire à l’écrivain Henri Vincenot, le jeune homme parvient, au fil des rencontres décisives à se forger un destin entre engagement politique, passion de l’écriture et amour des femmes. La vie n’est pas un fleuve tranquille, le chemin de la résilience et de la paix est tourmenté. Il lui faut se frotter aussi au « grand dehors », de la Lorraine à Oradour-sur-Glane, en passant par l’Afrique et l’Allemagne. Composer, avec l’espoir et les illusions, le cœur et la raison, les idées et les émotions. Avec les femmes, aussi. Il y a l’Angèle, la vieille paysanne. Il y a Lucie la fleuriste. Il y a encore Nouchka « sa nouche », la violoniste professeure de français. Trois décennies de la vie de Louis Delhuis mais également du monde tel qu’il évolue entre 1950 et 1980, sont ainsi racontées par Gilles Laporte. Pour les fidèles de l’auteur, le nom de Delhuis évoque certainement quelque chose. Et pour cause, L’Étendard et la rose est la suite (mais totalement indépendante) de la saga des Delhuis racontée par Gilles Laporte dans deux précédents ouvrages salués par les critiques : Des fleurs à l’encre violette et la Clé aux âmes. Pour ceux qui ne connaissent pas encore cet écrivain lorrain (il est vosgien), Gilles Laporte a écrit une vingtaine de livres, des romans comme des essais et de la poésie. Il est également conférencier, homme de radio et scénariste avec une dizaine de films à son actif. Il a également présidé le prix littéraire Erckmann-Chatrian.