La famille Mabille-Pons, c’est une tribu riche de sa diversité et d’une énergie débordante. Il y a Charles, le père, qui est clerc de notaire. Adélaïde, la mère, qui est infirmière, anarchiste et excentrique. Et puis les enfants. Trois sont de jeunes adultes. Et trois autres, plus jeunes, ont été adoptés. Autant dire, qu’il y a de l’ambiance. Mais le 20 mars, badaboum. Gus manque à l’appel. Le collégien originaire de Colombie, a disparu. En fuite. Et pour couronner le tout, il est accusé d’avoir braquer un bureau de tabac avec deux complices. On le voit sur une vidéo. Mais pour toute la famille, ce n’est pas même pensable. Gus, c’est la bonté incarnée. Encore faut-il le retrouver, convaincre, prouver que le « frère », n’est pas coupable. Et là c’est le branle-bas de combat, d’autant plus que ça se complique de… partout. C’est drôle et dingue mais cela n’empêche nullement Marin Ledun de poser, aussi, son regard sur la « connerie humaine ». Ecrivain, ingénieur de recherches en sciences humaines et sociales, citoyen engagé dans le mouvement social radical, l’auteur a déjà écrit de nombreux polars mais aussi des ouvrages de recherche sur les nouvelles technologies et le travail, notamment.

Aux éd. Gallimard