Après une saison 2017 en demi-teinte, l’internationale messine de triathlon, Jeanne Lehair du Metz Triathlon entend monter en puissance. Les JO de 2020 et de 2024, dans le viseur.

Un rapide bilan de votre année 2017

Je m’étais blessée dans le courant du second semestre 2016, j’ai donc débuté l’année 2017 avec un peu de retard. Au fil des mois, ma forme a été crescendo, j’ai notamment décroché une 6e place lors d’un triathlon (Coupe d’Europe) aux Pays-Bas, durant l’été, avant d’enchaîner avec quelques bons résultats. J’ai également été sélectionnée en relais pour des compétitions en Asie (Japon, Corée du sud), en fin d’année. Les conditions n’étaient pas idéales car je l’ai appris tardivement et pour couronner le tout, j’ai eu un pneu qui a crevé lors de ma course au Japon. C’est le sport.

Vous êtes déjà en préparation pour 2018 ?

Oui, bien entendu. J’ai pris un peu de retard en raison d’un petit souci au genou mais rien de grave. J’ai davantage axé ma préparation sur la natation et le vélo, même si ce n’est pas toujours agréable avec le froid et la pluie.

2020 est une année olympique. Le « relais mixte » figure à son programme. Vous y songez déjà ?

Je conserve ça dans un coin de ma tête car on va effectivement entrer dans des périodes durant lesquelles il convient de s’illustrer et de faire des résultats. Des tests sont également prévus par la Fédération. Je n’ai pas encore mon calendrier définitif pour 2018, car des dates se bousculent, mais mon objectif, à plus court terme, est de décrocher mon billet pour les Championnats du Monde U 23 qui sont programmés en septembre en Australie.

Vous allez avoir 22 ans, en mars. Comment conciliez-vous sport et études  ?

Je prépare un DU (Diplôme universitaire) dédié au management de la carrière de sportifs de haut-niveau. Les cours se déroulent à Metz ce qui me permet de m’organiser au mieux. Je n’écarte pas l’idée de poursuivre également une formation dans le journalisme. Je suis assez tentée par une carrière de journaliste sportive à la télévision. Je vais me renseigne pour voir si c’est possible en termes d’organisation. Il faut savoir que je m’entraîne 25 heures par semaine, en moyenne avec des pointes à 28 heures. Pas simple de tout concilier. La fin de carrière n’est pas non plus pour tout de suite, une triathlète est généralement à son top niveau autour de 27/28 ans. J’ai donc encore de la marge de progression. Je devrais même être très bien en 2024.

Vous faites partie du Top 5 Français. Bénéficiez-vous, à ce titre, des meilleures conditions pour vous entraîner ?

J’ai des sponsors pour le matériel, notamment New Balance pour les chaussures. Le Département de la Moselle me soutient également financièrement en prenant en charge une partie de mes frais de déplacement. Ces soutiens sont essentiels. Donc oui les conditions sont bonnes même si elles peuvent toujours être meilleures