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Couronnés par un large succès commercial ces deux dernières décennies avec 50 millions d’albums vendus et leur tube planétaire How you remind me, le groupe de rock canadien Nickelback fait étape à la Rockhal dans le cadre d’une tournée mondiale. Avis aux amateurs de gros son et d’hymnes énergétiques.

En 1995, le groupe formé dans la province de l’Alberta au Canada par Chad Kroeger au chant et à la guitare, Ryan Peake à la guitare, Mike Kroeger à la basse et Brandon Kroeger à la batterie (celui-ci quitte le groupe en 1997 ; depuis 2005, c’est Daniel Adair qui y tient les baguettes) ne s’appelle pas encore Nickelback mais Village idiots, et s’attache à reprendre des titres de Metallica ou Led Zeppelin. Un an plus tard, leur single Hesher et leur premier album Curb tombent dans l’oreille de Ron Burman de Roadrunner records, l’un des plus importants labels américains de rock alternatif. La reconnaissance est immédiate : en 2000, leur premier album au sein de la fameuse maison US, The State, est un succès, mais c’est leur troisième album, un an plus tard, qui les propulse en tête des ventes.

Produit par Rick Parashar, connu pour son travail auprès d’Alice in chains, Dinosaur Jr ou encore Pearl jam, Silver side up comprend le titre How you remind me, un tube entendu aux quatre coins du monde : ceux-ci sont nommés meilleur album rock de la décennie et meilleure chanson rock de la décennie par le magazine Billboard, qui recense les plus grands succès de l’industrie du disque aux États-Unis.

À la suite de ce démarrage en trombe, Nickelback se fait un peu plus discret mais reste l’un des groupes les plus appréciés au Canada et aux États-Unis, enchaînant disques de platine et concerts tonitruants : The Long road et All right reasons, les albums suivants, squattent le sommet des ventes. Leur tournée mondiale en 2006 et 2007, notamment en Europe aux côtés de Bon Jovi, avec deux millions de billets vendus, montre que leur succès populaire ne se dément pas. Après Dark horse en 2008 et Here and now en 2011, Nickelback sort en 2013 ce qui est son dernier album à ce jour : No Fixed adress.

Si les membres de la formation définissent leur style musical comme étant issu du grunge, on y retrouve des sonorités issues du metal, du rock ou de la pop. Tourné en premier lieu vers l’énergie et brassant des thèmes fédérateurs en une succession d’hymnes aptes à faire vibrer les très grosses scènes, Nickelback cite Soundgarden, Alice in chains, Nirvana, Rush, Tool et Van Halen parmi leurs principales influences. Usant des techniques les plus éprouvées de tous ces styles musicaux, portés par leur sens de la scène et du gros son et par le timbre reconnaissable entre mille de Chad Kroeger, Nickelback continue, plus de vingt ans après sa naissance, à ravir ses fans à travers le monde. Leur concert à la Rockhal en 2010 s’était tenu à guichets fermés… ne laissez pas passer votre chance ! 

Le 29 septembre à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette: www.rockhal.lu