Georgio © Droits Réservés

La nouvelle génération a plus que jamais sa place à la Rockhal : avec Georgio, Blanche, Alice on the roof et Hoshi, plusieurs voix, plusieurs esthétiques mais la même envie de prendre la parole pour ces artistes francophones dont on n’a pas fini d’entendre parler.

Musique en évolution permanente, se nourrissant de ses différences et bravant les clichés, le hip-hop contribue depuis plusieurs années à la bonne santé artistique de la scène francophone. L’un des derniers arrivés : Georgio, 25 ans, avec le rap comme une arme tournée vers ses démons personnels. Son regard se nourrit de sa propre expérience d’un monde « qui vit sous tension » comme il le clame sur Dans mon élément avec Isha sur XX5, son troisième album. Production ciselée, percutante, parcourue de piano et de cordes, rythme soutenu et écriture à vif témoignent d’une passion qui lui a valu la reconnaissance : son second album Héra a décroché un Disque d’or et une nomination au Victoires de la Musique.

Pour Blanche, jeune chanteuse belge vue pour la première fois lors de l’émission The Voice dans son pays natal, c’est City Lights, chanson sélectionnée pour sa prestation à l’Eurovision 2017, entre notes de piano et nappes électroniques, qui lui ouvrira les portes du monde de la musique. Celle-ci précédera plusieurs autres titres tels que Wrong turn ou Moment, où la voix de Blanche exprime profondeur et une force tranquille, celle d’émouvoir en nous berçant de douceur et de mélancolie. Son premier album prévu pour cette année devrait laisser à la jeune femme, qui fêtera bientôt ses vingt ans, la possibilité d’exploiter à loisir sa capacité à nous envoûter.

Alice on the roof nous observe depuis son petit monde aux nuances diverses, entre refrains lumineux et balades crépusculaires en français ou en anglais. Sa chanson Malade, co-écrite avec Vianney, où résonnent des mots avec lesquels elle affirme sa différence, devient le titre-phare d’un nouvel album où elle s’est entourée de Matthew Irons, l’anglais Fyfe, le producteur Angelo Foley (Eddy De Pretto, Christine and the Queens), Rob Moose (arrangeur pour Bon Iver et Perfume Genius) et le chanteur Arno. Avec sa personnalité et son charme  hors-normes, Alice on the roof nous transporte par son imagination à fleur de peau.

C’est aussi en fouillant dans ses failles et ses imperfections que Hoshi a donné toute la substance à son album Il suffit d’y croire. De sa voix rauque, éraillée, elle choisit de se raconter sans fard, de parler à son passé, d’imaginer un avenir. S’adressant de la même façon à ceux qui l’entoure en autant de portraits touchants, Hoshi nous scrute avec une intensité bouleversante. Nouvelle « étoile » (« hoshi » en japonais) tombée du ciel, la jeune femme diffuse à travers ses textes une lumière plutôt sombre. A l’instar de l’un de ses modèles, Jacques Brel, c’est ce qui apporte à sa musique toute sa fièvre.

Georgio le 1er mars,
Blanche le 5 mars,
Alice on the roof le 9 mars,
Hoshi le 16 avril
à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette
www.rockhal.lu