Alice Arthur ©Delphine Ribère

Alice Arthur, c’est l’histoire d’une seconde vie avec la musique, d’une seconde peau dans laquelle la chanteuse messine se glisse avec sensibilité et sincérité dans Les Nuits Indigo, son nouvel album.

Il y a un peu plus de dix ans, elle était Alice s’émerveille sur Etoile-moi, premier album où l’on dénichait déjà les désirs et la poésie présents dans Les Nuits indigo, nouvel opus moins imagé, plus mature peut-être. « Les Nuits indigo est écrit dans mon langage d’aujourd’hui, plus direct, plus vrai, même si j’aime la suggestion, explique l’artiste, de son vrai nom Alicia Hiblot. Par exemple avant j’avais un peu peur d’utiliser le mot « amour », maintenant je l’assume, je l’affirme même. » Les douze chansons du disque ont vu le jour grâce à une campagne de financement participatif et à la complicité de toute une équipe de musiciens et de chanteurs qui font tous partie de la vie et de l’histoire d’Alicia : Jean-Pascal Boffo d’abord, orfèvre ès guitares et patron du studio Amper à Clouange, où a été enregistré Les Nuits indigo, Hervé Rouyer, batteur de la première heure, le chanteur Philippe Kel Joncquel (« j’ai adoré son dernier album, c’était un bonheur et une chance de travailler avec lui ») ou encore Séraphin Palmieri, claviériste pour Cascadeur, le chanteur et musicien casqué qui s’est chargé des claviers et arrangements de l’envoûtant L’Art et la manière qui conclut l’album. « Je lui ai envoyé une maquette dont il a fait quelque chose d’incroyable » s’enthousiasme Alicia. De sa culture rock’n’roll époque INXS et Simple Minds, Alice Arthur a gardé le goût des envolées de guitares et celle de l’écriture. Dans Les Nuits indigo, qui rappelle les heures les plus nobles de la variété française, elle redécore le quotidien de rêves et d’espoirs, aime sans concessions, fait l’inventaire de ses souvenirs… en résumé, comme elle le clame sur Dans de beaux draps, Alice Arthur chante un monde qu’elle voit à sa façon.