Silvio Schembri©DR

Après 10 années de serrage de ceinture, la Grèce entrevoyait le bout du tunnel. Le Covid-19 replonge le pays dans la « mouise ».

La Grèce qui compte 10,5 millions d’habitants fait partie des pays européens qui ont le mieux résisté à la pandémie. Mi- mai, le pays comptait 280 cas et 160 décès. « L’âge moyen des personnes décédées est de 74 ans, et 9 % d’entre elles présentaient une maladie sous-jacente », a précisé le Ministère de la santé, dans un communiqué de presse. Les résultats ont été salués, notamment par l’OCDE, car compte tenu des difficultés de ces dernières années, le système de santé grec est loin d’être parfait, faute d’investissements. Les bons résultats (comparés aux autres membres de l’UE) sont à mettre au crédit d’une grande réactivité. Dès le mois de février, des mesures ont été prises, notamment l’instauration des gestes barrières. Mi-mars, la population a été confinée et le confinement a été bien respecté avant d’être levé le 4 mai. Les bars, les restaurants et les plages ont ouvert autour de la mi-mai. Cela dit, la situation impacte, et continuera à impacter sérieusement, l’économie (baisse estimée de 10 % du PIB) et cela alors que la Grèce reprenait des couleurs après des années de disette. Le tourisme qui pèse pour un quart du PIB est au point mort. « Plus de 75 % de toutes les réservations pour la saison estivale ont été annulées ou reportées », a notamment annoncé Michalis Vlatakis, président de l’union des agences de voyage de Crète sur euronews.fr, courant avril. Une réouverture totale des hôtels reste néanmoins envisagée pour début juillet. Petit espoir pour cet été, la Grèce pourrait profiter des difficultés de l’Espagne ou de l’Italie pour attirer davantage de touristes européens en quête de soleil (et de destinations jugées plus « saines »).