La société a changé mais pas l’État. Pour Sébastien Soriano, il est possible de le réinventer avec pour ambition de créer une nouvelle alliance entre l’État et la société.

« Du mouvement des Gilets jaunes à la crise sanitaire, les Français nous interpellent sur la fin d’un modèle », écrit Sébastien Soriano qui est haut-fonctionnaire et préside, depuis 6 ans, l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep). La société a changé mais pas l’État. Il importe donc de le réinventer afin qu’il soit en mesure de faire « face à la vague écologique, numérique, démocratique », pour reprendre le sous-titre du livre. « À côté de la figure de l’État autoritaire et de celle de l’État prestataire, il faut désormais permettre l’avènement d’un État partenaire, qui sache épouser la société, faire symbiose avec elle : qu’il se nourrisse d’elle autant qu’elle se nourrit de lui », écrit l’auteur qui propose de mettre « l’État en réseau ». Il s’agit de créer une nouvelle alliance entre l’État et la société. C’est le bon moment car le modèle actuel est en fin de course mais également parce que les Français affichent leur volonté de se mobiliser et d’agir : mobilisation environnementale, solidarités dopées par les outils numériques, municipalisme, mouvement des « communs », relocalisations… Ce sont autant de promesses pour résoudre par la base les grands défis du siècle. « De la sphère publique, émerge aussi une foule de petits miracles pour libérer ce potentiel. Autant de signaux faibles qui montrent qu’un autre État est possible », précise Sébastien Soriano qui avance des propositions tangibles pour passer du discours, aux actes, un « programme concret qui fait le pari de l’intelligence collective et de l’humain pour réconcilier les Français avec l’outil de leur destin commun ».

Un avenir pour le service public de Sébastien Soriano, Éd. Odile Jacob