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Passionné de boxe, Jacques Henric devait accompagner le boxeur français Jean-Jacques Mormeck, à Kinshasa, pour son adieu au ring. Le projet a capoté. Alors il s’est lancé dans la rédaction du livre Boxe aux éditions Seuil. Bonne idée.

« L’homme : âge, 41 ans ; hauteur : 1,82 mètre ; poids : près de 100 kilos. Boxeur français originaire de Guadeloupe, deux fois champion du monde. Nom : Jean-Marc Mormeck, surnommé par les Américains The Marksman, le Tireur d’élite. Première rencontre avec lui. Il a le projet d’un match à Kinshasa qui clôturerait sa carrière de boxeur. Il est question que je l’accompagne pour écrire un texte sur ce futur combat où il remettrait en jeu son titre de champion du monde. On vient de parler des conditions du voyage et de mon accueil à Kinshasa ». Kinshasa, la ville mythique où se déroula le match du siècle, Mohamed Ali/George Foreman, en 1974. C’est de cette rencontre, en juin 2013, avec Jean-Marc Mormeck qu’est née l’idée de ce livre. Le combat d’adieu n’aura pas lieu. Mais, passionné de boxe, l’auteur choisit de ne pas déposer les gants pour se lancer dans la rédaction de ce livre.

L’occasion d’évoquer les grands noms du noble art, comme les « monstres de foire ». De parler de ceux qui l’ont pratiqué ou follement aimé comme Lord Byron. De revenir sur les grands combats où le sang a parfois beaucoup coulé. L’occasion, aussi, d’aborder de grands thèmes et leurs rapports avec la boxe comme la violence, le sexe, la prostitution, la souffrance ou bien encore le racisme et la littérature, bien entendu. Tout cela est écrit avec passion et dynamisme même si ça part aussi parfois dans tous les sens (disons que les enchaînements surprennent). On apprend beaucoup. On souffre parfois. Mais on rit, aussi, beaucoup. A ces milles histoires et personnages s’ajoute celle de Jacques Henric qui a eu la bonne idée de se replonger dans ses propres souvenirs d’enfant et d’adolescent. Un excellent bouquin que l’on aime la boxe, passionnément ou même un tout petit peu.