(© Borggreve)

AU GRAND AUDITORIUM DE LA PHILHARMONIE LUXEMBOURG

Les soirées des 17 et 18 février seront consacrées à une figure du génie romantique Mendelssohn. Ses 5 symphonies résonneront dans le Grand Auditorium de la Philharmonie Luxembourg, sous la baguette du chef d’orchestre Yannick Nézet-Séguin. Respecté des musiciens, le Québécois en impose dans le monde de la musique classique.

Si vous avez besoin d’un cours sur la détermination, Yannick Nézet-Séguin est l’homme de la situation. Le Québécois avait à peine 10 ans lorsqu’il décida de devenir chef d’orchestre. Son rêve est devenu réalité, et il est aujourd’hui considéré comme une des plus brillantes stars de la baguette. Sa rencontre, à l’âge de 19 ans, avec le maestro italien Carlo Maria Giulini, a agi comme un détonateur. Depuis, il a dirigé les plus grands ensembles et opéras de la planète, avec une mention particulière pour l’Orchestre de Philadelphie (depuis 2012), où il dit se sentir comme à la maison. On le considère d’ailleurs comme le sauveur de cette institution renommée, au bord de la faillite en 2012 et qui joue désormais à guichets fermés. Sa présidente, Allison Vulgamore, ne tarit d’ailleurs pas d’éloges à son sujet : « Du baroque au contemporain, de la musique de chambre au grand opéra, sa polyvalence et sa curiosité se déploient véritablement, tant sur scène que hors scène. » Elle n’est pas la seule à être sous le charme. Décrit comme « sincère et intelligent » par les musiciens, Yannick Nézet-Séguin inspire le respect. La consécration est venue récemment du vénérable magazine Musical America, qui l’a nommé artiste de l’année 2016. « Avant et après son passage, il déclenche un irrésistible goût pour la musique classique. »Quand il n’intervient pas à Philadelphie, on le trouve à Montréal, sa ville natale, où ce pianiste accompli a fait ses gammes et occupe aujourd’hui le poste de chef principal de l’Orchestre métropolitain. Ou encore à Rotterdam, dont il assure la direction depuis 2008. Bref, un homme occupé que ce quadra au regard vif. La saison 2015-2016, particulièrement dense, n’a rien arrangé, avec notamment quelques tournées à son agenda, dont une consacrée à Felix Mendelssohn Bartholdy, à la tête de l’Orchestre de chambre d’Europe. C’est d’ailleurs dans le cadre de ce cycle consacré à ses 5 symphonies (la 1ère, la 2nde Chant de louanges, la 3ème écossaise, la 4ème italienne, et la 5ème Réformation) qu’il fera escale à la Philharmonie Luxembourg, les 17 et 18 février. Deux soirées pour se replonger dans l’œuvre de ce personnage fascinant, aussi doué en musique qu’en dessin et en littérature. Les pièces reprises permettront au passage d’aborder deux thématiques qui ont occupé une grande place dans la vie de cette figure du romantisme, à savoir la foi et les paysages. Comptez en tout cas sur Yannick Nézet-Séguin pour vous rendre la soirée la plus agréable possible. Comme le soulignait le Tagesspiegel de Berlin le 28 juin 2013, en écrivant ceci : « Avant et après son passage, il déclenche un irrésistible goût pour la musique classique. » Vous voilà prévenus.


MURRAY PERAHIA DE RETOUR

Murray-Perahia-(©Felix-Broede)

(© Felix Broede)

Il n’était plus revenu à la Philharmonie Luxembourg depuis 2013, année où il avait dirigé un concert dédié à Mozart, un de ses compositeurs fétiches. Le 19 février, c’est à Bach, Beethoven, Haydn ou encore Chopin que Murray Perahia s’attaquera. Dire que le Grand Duché recevra de la belle visite à cette occasion est un euphémisme, tant le pianiste américain impressionne partout où il se produit. Rivé au clavier depuis l’âge de 4 ans, ce virtuose « au toucher fin et expressif » est reconnu comme un soliste de grande envergure. Aussi méticuleux que talentueux, celui qui officie aussi en tant que chef d’orchestre ne compte plus les récompenses, et a même été fait chevalier par la reine d’Angleterre. C’est peu dire que ce natif du Bronx, qui revendique une musique « immédiatement accessible », sera attendu dans le Grand Auditorium, auréolé de sa carrière florissante et de cette audace viscéralement attachée à son jeu. Son concert, en avril dernier, au Carnegie Hall de New York est venu le confirmer. Voilà un récital de piano qui promet !

Le 19 février, à 20h, dans le Grand Auditorium