Banque mutualiste, la Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne est également active dans le domaine de l’assurance. Un véritable « second métier » comme l’explique Franck-Emmanuel Ros, directeur Bancassurance de la BPALC. 
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« Le fait que notre client soit bien assuré est un gage de sérénité qui permet d’envisager une relation sur le long terme. » Franck-Emmanuel Ros. (©DR)

Quelle place tient l’assurance dans les activités de la BPALC ? Peut-on parler de « second » métier ?

Effectivement, l’assurance est pour nous une activité à part entière parfaitement complémentaire de notre métier historique. En tant que banquier, l’un de nos rôles premiers est d’accompagner nos clients dans le financement de leurs projets. C’est un moment privilégié pour les sensibiliser aux risques divers qui pourraient venir perturber le remboursement de leur prêt et leur présenter les solutions pour assurer ces risques et leur prise en charge. Il est important de protéger ses biens, mais aussi sa propre personne et sa famille, tout comme ses capacités financières, afin de faire face à un imprévu, en cas d’incapacité de travail par exemple. L’assurance est donc bien dans ce cas un métier complémentaire à celui de la banque. Nous sommes là pour accompagner nos clients quand tout va bien mais également dans les moments difficiles. Et cela avec d’autant plus de conviction que nous nous inscrivons dans une relation gagnant-gagnant ; le fait que notre client soit bien assuré est aussi un gage de sérénité qui permet d’envisager une relation sur le long terme. D’où l’importance de lui proposer des solutions d’assurance personnalisées et performantes. Cela donne du sens aux valeurs mutualistes de la BPALC.

L’assurance n’est pas un métier véritablement récent au sein de la BPALC mais on a le sentiment que la banque entend en favoriser le développement.

Notre implication dans l’assurance remonte maintenant à une vingtaine d’années. La crise a accéléré notre développement dans ce domaine. Le contexte économique et financier encore difficile exerce une pression sur les marges des banques. Et cela alors même que le cadre réglementaire s’est durci. Les banques ont dû, par exemple, augmenter leurs fonds propres de façon conséquente. Il est donc nécessaire d’imaginer de nouveaux relais de croissance. Ce positionnement sur l’assurance, au-delà des complémentarités évoquées précédemment, s’explique par le dynamisme de ce marché qui offre des opportunités. Le vieillissement de la population, le déficit récurrent de la sécurité sociale, les évolutions technologiques qui permettent aux personnes âgées de vivre plus longtemps à domicile… sont autant de facteurs qui ouvrent de nouvelles perspectives et appellent des réponses innovantes aux questions de nos clients. Ils attendent que leur banquier soit aussi expert en la matière et leur apporte des solutions personnalisées.

Quels sont vos atouts pour réussir sur ce marché ? 

L’ensemble de nos solutions d’assurance a obtenu un Label d’Excellence en 2015 (décernés par les Dossiers de l’Épargne, organisme indépendant). Cette reconnaissance atteste de la qualité et de la pertinence de notre offre qui correspond véritablement aux attentes et aux besoins de nos clients. Cela se traduit dans les faits par une fidélité et une confiance de nos clients assurés, plus importante que celle en moyenne constatée dans la profession. On le doit à la qualité de nos contrats, au dynamisme et au professionnalisme de nos conseillers bancaires qui sont aussi des experts en assurance. En 2015 nous avons accéléré et renforcé la qualité de nos formations pour hisser encore notre niveau d’expertise et accompagner les évolutions du secteur, notamment réglementaire, comme la loi Hamon.

Quels avantages y-a-t-il à souscrire une assurance auprès de son banquier plutôt que de solliciter un assureur ?

Tout d’abord, votre banquier connait bien votre situation financière, professionnelle et bien souvent familiale. Il a donc une vision globale. La plupart des clients entretiennent une relation de confiance avec leur conseiller. Cette proximité favorise la mise en place de solutions véritablement personnalisées et pertinentes. Par ailleurs, en tant que banquier, nous avons tout intérêt à ce que notre client soit bien protégé et qu’en cas de sinistre la prise en charge soit rapide et qualitative. Le fait d’avoir un seul interlocuteur, le conseiller, permet cette réactivité. Pour le client, quand l’urgence et la gravité de la situation appellent des réponses rapides et efficaces, c’est un avantage certain que de n’avoir affaire qu’à une seule personne.


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Anthony Doré, spécialiste IARD – BPALC(©DR)

LOI HAMON : CE QUI A CHANGÉ

Dans le domaine de l’assurance, la loi Hamon apporte deux changements importants. Primo, elle a pour objet de délier assurance et crédit. Cela signifie que l’emprunteur n’est pas obligé de souscrire une assurance pour son crédit dans l’établissement qui le lui accorde. Il peut la demander lors de la mise en place du prêt et jusqu’à 12 mois après la signature des offres. Cependant si le contrat d’assurance est souscrit ailleurs, il doit couvrir un panier de garanties minimum exigées par la banque. Secundo, pour les contrats d’assurance automobile et multirisque habitation, il n’est plus nécessaire d’attendre leurs dates d’échéance pour y mettre un terme. Cela peut être fait à tout moment, dès lors que le contrat est daté de plus d’un an. «C’est l’assureur auprès duquel a été souscrit le nouveau contrat, qui se charge de la résiliation. Il veille ainsi à ce qu’il n’y ait pas de rupture dans la couverture. La procédure est simple pour le client : il signe un mandat de gestion auprès du nouvel assureur qui autorise celui-ci à entreprendre toutes les formalités nécessaires. La demande de résiliation auprès de l’assureur initial n’a pas à être motivée et il ne peut s’y opposer » explique Anthony Doré, chef de produits IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers) des particuliers à la BPALC.